Un pouvoir d’achat immobilier en baisse dans 17 villes sur 20 !

Paris, 19 décembre 2017 – Au terme d’une année record en termes de transactions immobilières, l’heure est venue de dresser le bilan et de regarder ce qu’il s’est réellement passé dans le courant de l’année 2017. Meilleurtaux.com fait le point et dévoile son bilan annuel du pouvoir d’achat immobilier dans les 20 plus grandes de France entre janvier et décembre 2017 sur fond de taux de crédit immobilier relativement stables mais avec des prix en hausse presque partout.

 

« Si les taux sont restés relativement stables et toujours exceptionnellement bas dans le courant de l’année 2017, la hausse des prix qui a frappé de nombreuses grandes villes a pour certaines d’entre elles, sérieusement grevé le pouvoir d’achat immobilier de leurs habitants. » explique Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com. « 17 villes sont ainsi différemment impactées, avec des baisses de pouvoir d’achat allant de -1m² à -10m²» ajoute-t-elle.

* Taux relevés pour les excellents dossiers Meilleurtaux (apport, revenus, âge…) entre le 1er le 14 décembre 2017, hors assurance
** source : (seloger.com baromètre LPI)
Pouvoir d’achat immobilier pour 1 000 € de mensualité sur 20 ans calculés avec le taux fixe sur 20 ans.

 

Bordeaux et Saint-Etienne perdent une pièce

Bordeaux est ainsi la ville qui perd le plus de m² en une année avec 10m² de perdu en seulement un an. Pour 1 000€ par mois, il était possible de s’offrir 59 m² au début de l’année 2017 et aujourd’hui seulement 49m².Saint-Etienne, pourtant toujours numéro 1 des grandes villes françaises sur la surface finançable pour 1000€, perd 9m² mais permet toutefois une acquisition de 155m².

Au rayon des pertes importantes, figure également Rennes, qui perd 7m² finançables sur une année avec 70m² au lieu de 77m². Le Mans est ensuite la 4ème ville à perdre le plus de m² avec 5m² en moins par rapport à janvier mais un financement tout de même confortable de 107m², tout comme Lille qui passe de 73 à 68m². Plusieurs villes perdent 4m² : Dijon, Marseille, Nantes et Lyon. Les villes qui perdent 3m² sont au nombre de 6 : Le Havre, Reims, Grenoble, Montpellier, Toulouse et ParisNîmes perd 1 seul m² et Nice reste stable. Notons également la progression d’Angers et Toulon qui gagnent respectivement 2 et 4m².

 

Impact sur le classement : quelques changements liés à des évolutions de prix disparates

Pas de changement dans les 5 premières places du classement : Saint-Etienne, toujours numéro 1 (155m²), suivi du Havre avec quand même 47m² d’écart (108m² finançables). Le Mans est toujours 3ème avec 107m² finançables, suivi par Nîmes avec 103m² et Angers avec 101m².

Toulon gagne 3 places par rapport au classement de début d’année et passe de la 9ème à la 6ème place. Dijonperd 1 place et passe à la 7ème place avec 88m², tout comme Reims et Grenoble qui occupent respectivement la 8ème et la 9ème place du classement. Marseille et Montpellier sont 10ème ex-aequo avec 74m² finançables.Toulouse progresse de la 13ème place du classement à la 12ème à égalité avec Rennes pour 70m² finançables. Pas de changement entre la 14ème place et la 16ème place : Lille (14ème) avec 68m², suivi deNantes 65m²,  Strasbourg 63m² et Nice qui progresse de 2 places à 52m² (17ème). Lyon 18ème, devanceBordeaux avec 50m² finançables pour 49m² dans la capitale girondine. Paris enfin, ferme le classement avec seulement 22m² finançables contre 25m² début 2017 (soit 3m² de perdu en seulement 12 mois).

 

Meilleurs taux négociés : des records sous la barre des 1% jusqu’à 15 ans et autour de 1% sur 20 ans !

 

Du côté des meilleures négociations, les records sont nombreux, et qui plus est partout en France. Si les profils avec revenus élevés sont évidemment les plus privilégiés, nous observons de spectaculaires négociations sur des profils plus « courants ».

A titre d’exemple, 1,18% sur 21 ans à Guérande, 0,75% sur 10 ans à Niort, 0,91% sur 15 ans à Rezé sur Loire, 1,05% sur 15 ans à Limoges, 1,10% sur 20 ans à Mulhouse…Etc.

« Ce qui est très parlant, c’est que ces taux concernent des dossiers qui ne disposent pas forcément d’un très gros apport, avec dans certains cas des revenus très confortables, mais pas dans tous les cas » note Maël Bernier.  

Evolutions à venir ?

 

Les prévisions pour la rentrée sont plutôt positives, et ce pour plusieurs raisons : les taux directeurs sont bas, certains établissements bancaires s’organisent et se professionnalisent afin d’être encore plus efficients dans la distribution des crédits, ce qui va par effet de ricochet entraîner une plus vive concurrence entre les établissements, les parts de marché à gagner étant notables.

D’autre part, le marché immobilier a été particulièrement dynamique en 2016 et encore plus en 2017. Or dans certaines grandes villes, si les taux venaient à remonter, cela pourrait entraîner un blocage que personne et surtout pas les établissements bancaires ne souhaitent. « En effet, le passage à des taux supérieur à 2%, sans grand effet sur le pouvoir d’achat immobilier pourrait en revanche avoir des conséquences réelles sur le moral des futurs acheteurs et ralentir la demande » conclut Maël Bernier.

 

 

Méthodologie : Chaque mois meilleurtaux.com établit le classement des taux les plus compétitifs dans les dix plus grandes villes de France sur la base des meilleurs taux négociés (sous conditions) entre le 1er et le 15ème jour du mois par les agences Meilleurtaux auprès des partenaires bancaires de leur région. Attention, le classement est établi sur la base du taux excellent sur 20 ans et non sur le meilleur taux négocié. Meilleurtaux.com calcule le pouvoir d’achat immobilier pour 1 000 € de mensualité sur 20 ans avec les prix de du baromètre LPI/Seloger.com.