L’outil de diagnostic des pratiques de Ressources Humaines en matière de diversité et de non discrimination à destination du public LGBT[1] passe au numérique

L’Institut Randstad pour l’Egalité des Chances et le Développement durable et l’association L’Autre Cercle inaugurent cette semaine la version numérique du Quick-scan. Le passage au numérique est une nouvelle étape qui rend accessible à tous les employeurs – entreprises comme organismes publics – cet outil de diagnostic rapide (« quick scan ») et gratuit de leurs process RH à l’égard de la population LGBT.  Appuyé sur des autodiagnostics et se présentant sous la forme d’un questionnaire numérique, le Quick-scan a été élaboré par l’Autre Cercle et l’Institut Randstad en appui sur une étude menée l’année dernière auprès de  26 organismes publics et privés, français et internationaux.

  Un outil de travail numérique au service de l’égalité des chances

 La précédente version du Quick-scan avait été réalisée sur la base d’une enquête auprès de 26 DRH ou responsables « diversité » et/ou « innovation sociale ». Dans sa version 2.0, l’administration du questionnaire se fera directement sur Internet : dès le 8 février, le Quick-scan sera ainsi à la disposition des employeurs sur les sites de l’Institut Randstad (http://diversite.randstad.fr) et de l’Autre Cercle (www.autrecercle.org).

Fruit de l’expertise conjointe de l’Autre Cercle et de l’Institut Randstad, le Quick-scan 2.0 conserve les mêmes objectifs que sa précédente version : déceler les pratiques, formelles ou informelles, susceptibles de discriminer les salarié-e-s LGBT pour mieux les corriger.

« Première entreprise signataire de la Charte contre l’homophobie, le groupe Randstad France est fier de revendiquer son engagement « gay-friendly ». A l’aune de cet engagement, notre groupe a décidé d’aller plus loin en créant une version numérique du Quick-scan. Cette version 2.0 permet d’approfondir le diagnostic des pratiques RH relatives à l’égalité des droits entre salarié-e-s hétérosexuels et salarié-e-s gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres. Mettre à disposition des employeurs un tel outil de travail participe clairement de notre volonté de lutter contre l’homophobie et progresser vers une société de légalité réelle. J’ajoute que le partenariat Randstad / L’Autre Cercle démontre l’intérêt des partenariats structurés entre le monde associatif et les grands groupes  », déclare Abdel Aïssou, directeur général du groupe Randstad France et président de l’Institut Randstad.

« Le Quick-scan 2.0 est la suite logique des productions de l’Autre Cercle destinées à éclairer, de manière pragmatique, les employeurs sur leurs pratiques RH vis-à-vis d’un critère, qui, bien qu’inscrit dans le droit français, reste trop souvent occulté pour de mauvaises raisons. Déployable sur tout le territoire, il permettra ainsi de mesurer l’intégration de bonnes pratiques et les initiatives volontaristes dans les PME, collectivités et services déconcentrés de l’Etat. Par exemple, le 1er Quick-scan avait révélé que 10 organisations accordaient le congé de paternité au collaborateur/trice homosexuel-le. Nous verrons si les employeurs continueront aussi dans cette logique d’égalité de traitement bien que la loi ne les y oblige pas », précise Catherine Tripon, porte-parole de L’Autre Cercle.

 L’auto-diagnostic à portée de clic des employeurs

La version informatisée du Quick-scan permet d’en faire un outil d’auto-diagnostic à part entière et simple d’utilisation. Concrètement, l’employeur répond à 38 questions portant sur six dimensions en lien avec la façon dont sont traités les salarié-e-s LGBT : formalisation de la démarche, culture d’entreprise, engagement externe, avantages, process RH et confidentialité des données.

Par exemple : l’organisme est-il titulaire du label diversité? Est-ce que le nombre de jours de congé lié à un mariage est équivalent à celui lié à un Pacs? Existe-t-il au moins un accord d’entreprise faisant référence aux salariés pacsés avec un conjoint de même sexe?

Un nombre de points (de 1 à 5) est attribué à chacune des questions en fonction de leur pertinence au regard de l’égalité des droits entre salarié-e-s hétérosexuel-le-s et salarié-e-s LGBT. Au terme du questionnaire, l’employeur est noté sur 100. Plus la note est élevée, plus l’employeur est considéré comme “gay-friendly”.

A la lumière des résultats, l’employeur peut rapidement identifier les dimensions relatives à sa culture d’entreprise et à ses pratiques RH qu’il lui faut améliorer pour garantir au mieux l’égalité des droits entre les salarié-e-s, quelle que soit leur orientation sexuelle.

[1] Lesbienne-Gay-Bi-Trans