Les cadres ont vu leur rémunération augmenter de 1,2 % cette année par rapport à 2014, selon la 13ème édition du baromètre Expectra, une étude basée sur les salaires réels extraits de 68 780 fiches de paie. Cette progression, bien que supérieure à celle enregistrée l’an passé (+ 0,9 %), signale un léger frémissement. Et ce, en dépit d’un contexte macroéconomique marqué par un chômage toujours élevé et des perspectives de croissance du PIB somme toute assez timides (+ 1 % en 2015 selon les prévisions du gouvernement). Dans ce contexte, la modération salariale reste de mise. Autre signe de l’absence de dynamisme des salaires cadres, les disparités sectorielles se resserrent davantage cette année. Un demi-point seulement (0,5) – contre 0,9 l’an passé –  sépare la filière Ingénierie & Industries, la mieux revalorisée avec une hausse de 1,4 %, de la filière Commerce & Marketing, créditée de la plus faible augmentation constatée en 2015, avec  + 0,9 % seulement. L’étude, enfin, se penche de nouveau sur les salaires des cadres en région et bénéficie cette année de l’analyse des experts de RegionsJob, partenaire de l’édition 2015 du baromètre Expectra des salaires cadres.

CB« Après une hausse de 0,5 % en 2013 et 0,9 % l’an passé, la fiche de paie des cadres progresse pour la troisième année consécutive en 2015, avec une hausse de 1,2 %. Même si l’augmentation est modeste, elle confirme une tendance haussière qui s’inscrit dans le sillage d’une conjoncture qui devrait être marquée par un léger rebond de la croissance cette année. Si la prudence est de mise au regard des indicateurs macroéconomiques, somme toute encore modestes, l’analyse détaillée des hausses de salaire des cadres laisse espérer un regain de confiance dans les entreprises. Les plus fortes revalorisations salariales se concentrent en effet sur les ingénieurs, spécialisés en R&D notamment. Ces résultats témoignent d’une volonté de réamorcer la pompe à investissement qui, si elle se diffuse dans le reste de l’économie, devrait à moyen terme profiter à l’ensemble des cadres », déclare Christophe Bougeard, directeur général d’Expectra.

Les salaires des cadres aux prises avec une croissance molle

En hausse de 1,2 % sur un an, les salaires des cadres affichent en 2015 une progression modérée.

Evolution du salaire des cadres depuis 2009 – Source : baromètres Expectra des salaires cadres

1Comment l’expliquer ? Considérons la conjoncture. Celle-ci donne à voir un tableau clair-obscur. Aux bonnes nouvelles du premier trimestre 2015 (croissance du PIB de 0,7 %, selon l’Insee, a succédé la déception d’une croissance nulle (0,0 %) au deuxième trimestre. Soit, au terme du premier semestre, un acquis de croissance de 0,8 %. Sur l’ensemble de l’année, et sauf accident, la croissance devrait sans trop de peine atteindre 1 %. S’il demeure poussif, ce résultat tranche cependant avec le statu quo enregistré de 2012 à 2014 : + 0,4 % de croissance chaque année sur cette période.

Ce contexte macroéconomique plus favorable est de nature à tirer les salaires vers le haut. Mais, compte tenu des ingrédients de la reprise, la hausse des rémunérations ne peut qu’être modeste. L’embellie conjoncturelle, en effet, procède surtout de facteurs externes, tels que la dépréciation de l’euro, la baisse des taux d’intérêts – toutes deux consécutives à l’action de la Banque centrale européenne (BCE) – et le recul du prix du pétrole.

Le rebond des fondamentaux de l’économie française se fait quant à lui toujours attendre. D’avril à juin, la consommation des ménages et l’investissement privé ont ainsi fait du surplace, avec des évolutions respectives de + 0,1 % et + 0,2 %, d’après l’Insee, en retrait par rapport au premier trimestre. De telles progressions sont naturellement insuffisantes pour alimenter une quelconque inflation salariale. Dans ces circonstances, les cadres ont certes vu leur fiche de paie augmenter en 2015 par rapport à 2014, mais dans des proportions mesurées.

Le bilan est également mitigé du côté du pouvoir d’achat. Avec une inflation au point mort – de janvier à juin 2015, l’inflation a atteint une moyenne annuelle de – 0,01 % –, toute hausse de salaire, si faible soit-elle, se traduit mécaniquement par un (léger) gain de pouvoir d’achat. Toujours bon à prendre, pourrait-on penser. Mais une évolution des prix en terrain négatif agit aussi comme un frein sur les rémunérations, entretenant une forme de modération salariale.

Celle-ci se nourrit enfin de la hausse du chômage. Dans un marché de l’emploi qui n’a toujours pas renoué avec les créations nettes d’emploi – cela devrait être le cas fin 2015 – début 2016 –, les salariés font profil bas en matière de prétention salariale. Qui plus est, les salariés sont moins enclins à changer de poste, ce qui contribue à priver la dynamique salariale de carburant.

Les 10 meilleures progressions de salaire au plan national

Alors qu’en 2014 le Top 10 laissait la place à un podium hétérogène, avec trois qualifications issues d’autant de secteurs différents (commerce, comptabilité et industrie), le classement 2015 présente un visage différent, beaucoup plus homogène, qui fait la part belle aux ingénieurs. Qu’ils travaillent dans l’industrie ou l’IT, les ingénieurs sont en effet les cadres ayant bénéficié des plus fortes revalorisations salariales. L’ingénieur d’études R&D, que l’on retrouve dans l’industrie ou le BTP, remporte la palme de la plus forte hausse de salaire cadre en 2015, avec une revalorisation de sa fiche de paie de 4,0 %.

Ces résultats semblent témoigner d’une nouvelle dynamique « projet » dans les entreprises et d’une reprise très progressive de la R&D et de l’investissement (actuellement centré sur le renouvellement et la modernisation des équipements). Bref, une évolution qui peut annoncer des auspices plus favorables pour les salaires et l’emploi mais qui devra naturellement se confirmer.

 

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Zoom sur le variable des cadres : l´analyse de Cadreo

 

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Les secteurs passés au crible

Classement 2015 des plus fortes hausses de salaire par filière

 

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Ingénierie & Industries : progression notable sur fond de relance des investissements

Les métiers de l’ingénierie et de l’industrie affichent cette année la plus belle progression salariale, avec une augmentation globale de l’ordre de 1,4 %. Les grands gagnants en sont principalement les ingénieurs qui enregistrent les plus fortes variations salariales. Dans cette filière, « la reprise des investissements se poursuit. Les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière confirment une progression de 2 % sur 2014 et anticipent une hausse de 7 % cette année, » commente Etienne Paris, directeur de secteur ingénierie et industries Sud-Ouest chez Expectra.

Retour progressif des investissements en recherche et développement

D’après l’Insee, la France connaît actuellement un rebond des investissements en R&D de l’ordre de 2,2 % du PIB. Cette dynamique, liée principalement au renouvellement et à la modernisation des équipements, profite surtout à trois secteurs : l’industrie des machines spéciales, le marché de l’automobile et celui de l’énergie. En témoigne la plus-value salariale de 4 % enregistrée par l’ingénieur d’étude R&D, en tête du classement des meilleures progressions du baromètre, de même que celle du chef de projet qui atteint 3,1 %.

Les opportunités de poste affirment cette tendance haussière : + 23 % pour ces deux métiers. « Cette dynamique reste toutefois relativement timide, les dépenses en R&D étant toujours inférieures à l’objectif de 3 % du PIB fixé dans le cadre de la « Stratégie Europe » pour 2020″, souligne Etienne Paris.

Gagner en compétitivité en valorisant les profils experts

Le fer de lance de la reprise consiste alors à tirer parti des avantages concurrentiels, en optimisant les coûts de production sans altérer le niveau de qualité. Dans ce contexte, les ingénieurs et chefs de projets en R&D aux solides compétences techniques sur des logiciels tels que CAO (calcul de structure ou PLM) sont très prisés. « La tendance de l’Industrie 4.0 s’affirme, permettant de réduire les temps d’exécution et d’acquérir des marchés plus rapidement », explique Etienne Paris.

La même logique de réduction des coûts opère dans le secteur des achats et de la logistique qui revêt toujours une dimension stratégique pour les entreprises. « Le montant moyen des achats dans une entreprise représente entre 40 et 60% de son chiffre d’affaire. Ainsi l’exemple de l’énergie ou des matières premières est révélateur puisque la moindre fluctuation du prix peut avoir des conséquences notables sur la performance globale de l’entreprise. », illustre Etienne Paris. La fonction des achats enregistre ainsi plusieurs progressions salariales : 3,3 % pour les acheteurs et 2,6 % pour les responsables des achats. Secteur en berne cette année, le BTP subit une baisse de 8% des projets dans le logement neuf. Toutefois, certaines fonctions ne sont pas en reste, comme l’ingénieur BTP qui voit son salaire augmenter de 2 % sous l’effet d’un phénomène de rattrapage et d’une pénurie de candidats.

Informatique & Télécoms : des profils experts pour consolider le secteur

Les métiers de l’Informatique et des Télécoms connaissent une embellie cette année avec 1,2 % d’augmentation contre seulement 0,7% en 2014. Les perspectives encourageantes de croissance de l’activité prévues par Syntec Numérique en 2015 de 1,5 %, soit deux fois plus qu’en 2014, confirment cette tendance. Plusieurs métiers figurent dans le palmarès des meilleures progressions salariales, comme le consultant décisionnel, qui culmine à 4 %. « La dynamique projet qui gravite autour des SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud et Security) se renforce, bonifiant les niveaux de rémunération des profils experts », précise Aurélien Moret, directeur de secteur Informatique & Télécoms Ile-de-France chez Expectra.

Quand Cloud Computing rime avec sécurité

Le marché du Cloud Computing et de la mobilité se consolide et trouve un point d’ancrage cette année dans les enjeux liés à la sécurité. Syntec Numérique affiche ainsi un niveau de croissance de 18 % pour l’ensemble de ces activités. Les répercussions côté emploi sont notables, surtout auprès des ingénieurs. Dans la branche Système et Réseau, l’ingénieur sécurité est directement impacté par cette situation et voit ses opportunités de postes progresser de 31 %. L’ingénieur réseau bénéficie quant à lui d’une progression salariale de 3,6 %. « Nous observons une tension sur ces métiers, qui résulte de l’effet conjugué d’une augmentation du volume d’offres et d’une recherche de compétences très pointues dans le stockage et la sauvegarde des données », analyse Aurélien Moret.

Généralisation du digital

« De plus en plus d’entreprises franchissent le cap de la transformation digitale » affirme Aurélien Moret. La montée en puissance du digital impacte les entreprises dans leur structure et leur mode de fonctionnement. Elles intègrent progressivement le mode de travail collaboratif et la méthode agile, prenant exemple sur les startups. Une prise de conscience s’opère quant à l’importance d’adapter leurs produits et services aux nouveaux modes de consommation. En effet, l’émergence fulgurante de nouveaux acteurs (Blablacar, Airbnb, etc.) dessine des enjeux d’opportunités mais aussi des menaces concurrentielles fortes.

Cette dynamique marché, liée à l’augmentation de projets ayant trait aux applicatifs web ou à l’intégration de contenus web, profitent aux métiers du développement. L’ingénieur développement et le développeur observent ainsi une augmentation de salaire de 3,3 % et de 1,4 %. « Une hausse qui se justifie par un nombre croissant d’opportunités (respectivement 13 % et 26 %) et par une difficulté à recruter des profils ayant de solides compétences en Java, PHP, J2EE ou encore en .net », précise Aurélien Moret. La branche audit, conseil et études présente, dans une moindre mesure, une dynamique intéressante avec une croissance de 1,8 %, toujours selon Syntec Numérique.

Comptabilité & Finance : la reprise se dessine

Les métiers de la comptabilité et de la finance enregistrent cette année une hausse des salaires mesurée, de 1,1 %, relativement similaire à celle de 2014 (+ 0,8 %). En dépit de certains indicateurs qui font espérer une embellie, les enjeux comptables et financiers restent importants puisque « les entreprises restent prudentes en continuant de sécuriser leur système de contrôle financier », constate Jérôme Lieutier, directeur de secteur Comptabilité & Finance Rhône-Alpes chez Expectra.

Comptabilité et contrôle de gestion, les postes clefs de la finance

Avec un taux de chômage faible de 2 % et des candidats manquant toujours à l’appel, les métiers de la comptabilité figurent parmi les mieux servis. En tête de liste, le comptable unique bénéficie d’une hausse de 2, 8 % sur son salaire. « Ces augmentations s’expliquent à la fois par une pénurie de candidats et par une croissance des offres d’emploi due en partie à l’important turnover au sein des cabinets d’expertise comptable (+ 40 % d’offres de recrutement pour les comptables auxiliaires, NDLR) », explique Jérôme Lieutier.

Le contrôleur de gestion, quant à lui, bien que toujours plus sollicité par les entreprises (13 % d’opportunités d’emploi), ne récolte qu’une maigre hausse de salaire : 0,8 %. Pourtant sa capacité à fournir des projections de plus en plus précises se révèle être une aide cruciale à la prise de décision de l’entreprise. «  Le pilotage des performances de l’entreprise devient un enjeu stratégique. Nous sommes entrés dans l’ère du reporting, en particulier dans les groupes internationaux », commente Jérôme Lieutier.

RH & Juridique : une prime au droit social

Les salaires dans le domaine des ressources humaines (RH) et du juridique poursuivent la dynamique amorcée l’année dernière (+ 1,5 % en 2014), avec une augmentation de 1,1 % cette année. Le rôle stratégique des métiers du secteur n’est plus à prouver, notamment dans les enjeux liés au recrutement et à la guerre des talents. Et cette bataille ne se gagnera pas sans le recours aux armes digitales. « Le recrutement innovant se développe au sein des directions des ressources humaines dans un souci de performance », précise Djamila Le Goff, directrice de secteur RH & Juridique Ile-de-France chez Expectra.

Priorité au dialogue social

Le baromètre de l’ANDRH  (association nationales des DRH) « Défis des RH 2015 » est éloquent : si la conquête des talents fait partie des axes majeurs de développement des DRH (pour 44 % d’entre eux), le dialogue social est la priorité pour 61 % d’entre eux. « Ce constat explique l’intérêt des entreprises pour les profils de juristes spécialisés en droit social dont le salaire progresse cette année de 3,3 % », souligne Djamila Le Goff. Une situation qui profite aussi au responsable ressources humaines (RRH), autre expert en la matière, qui obtient une augmentation salariale de 1,1 %. A noter par ailleurs, que la dimension pénurique des compétences dans ce domaine, notamment dans les relations avec les instances représentatives du personnel, crée des opportunités de plus en plus nombreuses pour l’un comme pour l’autre : + 15 % pour le juriste en droit social et + 18 % pour le responsable ressources humaines.

Le droit des affaires et la paie, en avant-garde chez les RH

Le droit des affaires prend également de la hauteur. Le juriste spécialisé dans ce domaine voit son salaire augmenter de 1,4 % et ses demandes en termes de recrutement progresser de 11 %. « Le contexte économique, très centré sur la reprise des fusions-acquisitions et la globalisation des marchés, favorise une valorisation de ce métier, avec, pour beaucoup d’entreprises, l’ambition de devenir un leader européen voire mondial », commente Djamila Le Goff.

Commercial & Marketing : place aux experts et au marketing digital

Après avoir connu l’une des meilleures progressions salariales en 2014 (+ 1,29 %), la filière arrive en dernière position cette année avec une modeste hausse de 0,9 %. Pourtant, le besoin de commerciaux reste crucial et le métier requiert désormais des compétences qui ne s’improvisent pas. « Le marché a tendance à se resserrer sur les profils experts. Si nous observons toujours beaucoup de candidats, peu sont élus au final, ce qui provoque une tension sur ces métiers », indique Christelle Knipper, directrice de secteur Commercial & Marketing Nord chez Expectra.

Valorisation des commerciaux aux compétences pointues

Les candidats bénéficiant d’un bagage solide tirent leur épingle du jeu. La maîtrise d’une langue étrangère au profit d’un marché international reste un argument majeur et la double compétence technique et commerciale, un atout de poids. « Une connaissance pointue d’un environnement et d’un secteur d’activité par exemple dans le BTP, l’immobilier ou encore l’industrie fait la différence », poursuit Christelle Knipper. Pour autant, pas de hausses significatives de salaires pour ces candidats. Le chargé d’affaires (métier technique en tension) et le responsable commercial en sont les témoins avec une hausse de salaire respective de 1,6 % et 2,6 % et un nombre d’opportunités en forte augmentation (12 % et 17 %). Avec une pression maintenue sur les résultats, les politiques de rémunération ont, de fait, été adaptées. Représentant en moyenne 30 à 60 % de leur rémunération globale, la part variable des commerciaux se veut un facteur d’attractivité.

Le marketing digital en phase de structuration

Les perspectives de développement du marketing digital représente aujourd’hui 30% du marché, un chiffre qui affirme la part croissante du numérique dans le secteur. D’après le dernier baromètre Digital Marketing réalisé par Valtech & Adobe, 58 % des entreprises ont un projet d’application mobile en cours de définition ou programmé sur 2015. La maîtrise des data pour une connaissance toujours plus fine des consommateurs et de leur comportement d’achat, se révèle être aussi une des grandes priorités des directions marketing. « Dans ce contexte, les compétences en stratégie cross-canal, content marketing et social media sont fortement plébiscitées et restent difficiles à sourcer », indique Christelle Knipper. Principaux bénéficiaires : le responsable marketing qui voit son salaire grimper de 3,3 % ainsi que le chef de produit marketing et le chef de projet webmarketing qui profitent d’une augmentation significative de leurs opportunités avec respectivement 12 % et 5 %.

Les salaires cadres en région : une progression à deux vitesses

Classement 2015 des plus fortes hausses de salaire par région

 

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En 2015, les salaires en région ne progressent pas sur le même rythme. L’Ile-de-France reste à part avec une nette évolution des salaires des cadres de 2 %, supérieure à la moyenne nationale (+ 1,2 %). L’écart entre les rémunérations parisiennes et celles pratiquées en province est stable par rapport aux années précédentes avec une différence de 10 à 15 % en faveur des cadres parisiens. L’Ile-de-France est en effet marquée par une guerre des talents qui oblige les entreprises à proposer des hausses significatives, malgré le contexte de prudence.

Deux autres régions ne font pas pâle figure à côté de l’Ile-de-France. Avec respectivement + 1,8 % et + 1,9 %, le Nord et la région Provence-Alpes-Côte-D’azur se situent également au-delà de la moyenne nationale des augmentations de salaires. Elles bénéficient en effet, du dynamisme d’activités historiques, comme la distribution dans la région lilloise et de secteurs en quête de profils d’ingénieurs, toujours mieux rémunérés en région PACA.

Le grand Ouest, avec + 1,1 % de progression, entre dans une phase de reprise. Le renforcement des équipes RH sur la région est le signe que les entreprises recommencent à investir dans le capital humain pour accompagner leur développement.

Enfin, dans l’Est, la région Rhône-Alpes et le Sud-Ouest, si les salaires évoluent moins qu’ailleurs, les mutations de l’économie se font sentir dans l’industrie, de plus en plus tournée vers l’innovation.

Nota bene : Expectra et RegionsJob se sont associés pour développer une analyse détaillée des salaires par région.

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