• En 2019, le salaire des cadres enregistre sa 2ème plus forte hausse depuis 7 ans,
  • Près des 2/3 des entreprises (63%) privilégient les négociations individuelles,
  • La hausse est nourrie par la surenchère des salaires au profit des profils liés à la transformation digitale des entreprises.

 

Pour les cadres, 2019 ressemble étrangement à 2018. Et ils en profitent ! Porté par une situation de plein emploi, et malgré un contexte économique moins dynamique, leur salaire a connu une nouvelle hausse majeure de 2,4% après 2,7% en 2018 selon la 17ème édition du baromètre Expectra. 2019 affiche ainsi la seconde plus forte hausse depuis 7 ans, en retrait de seulement 0,3 point sur un an. Le salaire médian[1] des cadres s’établit ainsi à 45 793 euros, un chiffre obtenu après l’étude de 87 459 fiches de paie et basé sur les salaires réels. Les cadres continuent de bénéficier d’une conjoncture très favorable avec un taux de chômage de seulement 3,4%. Deux tendances identifiées en 2018 se confirment et favorisent la surenchère des salaires. Les entreprises se battent pour attirer les profils nécessaires à leur transformation digitale, alimentant de fait la guerre des talents. Dans ce contexte, près des deux tiers (63%) privilégient les augmentations individuelles. Les cadres, en position de force, en profitent pour faire monter les enchères.

[1] Le salaire médian, à ne pas confondre avec le salaire moyen, divise la population en deux parts égales : une moitié gagne plus, l’autre gagne moins

 

« Le salaire des cadres est entré ces derniers temps dans une dynamique inédite. Il enregistre une hausse très conséquente de 2,4% en 2019, dans la lignée de 2018, après plusieurs années de modération depuis 2011. Celle-ci est en grande partie imputable à la transformation numérique des entreprises, qui s’affirme comme une tendance de fond. Leur stratégie digitale se déploie plus vite que les compétences disponibles. En résulte une tension majeure sur le marché de l’emploi qui alimente la spéculation pour capter et fidéliser les talents. Dans un contexte de plein emploi, les cadres n’hésitent plus à faire valoir leurs prétentions, obligeant les entreprises à s’aligner. La guerre des talents s’installe et avec elle, une tendance à la revalorisation salariale, qui devrait, logiquement, s’inscrire dans la durée », analyse Christophe Bougeard, directeur général d’Expectra.

 

Le salaire des cadres s’inscrit dans une tendance haussière

La pénurie de main d’œuvre continue de nourrir la guerre des talents

La croissance modérée de 2018 ne semble pas avoir entamé le moral des dirigeants d’entreprise. Ils semblent percevoir la situation comme un retour à la normale après une année 2017 exceptionnelle. Ils gardent confiance dans la conjoncture économique et continuent d’investir. En témoignent leurs besoins en recrutement, qui n’ont jamais été aussi bien orientés. Ce contexte aboutit en 2019 à une forte pénurie de main d’œuvre, notamment chez les cadres qui connaissent une situation de plein-emploi, avec un taux de chômage de 3,4%[1].

Pour attirer les talents, les entreprises ne peuvent plus uniquement compter sur leurs atouts et leur stratégie de marque employeur. Si le cadre de travail, l’équilibre des temps de vie, les plans de formation individualisés, la progression de carrière ou encore l’intérêt des missions pèsent dans la balance, la concurrence est telle que la différence se joue de plus en plus sur le bulletin de salaire. Et pour cause, pour deux français sur trois (62%), le salaire reste le critère le plus déterminant dans le choix d’un emploi, selon l’étude Employer Brand Research 2019[2] menée par le groupe Randstad France.

Tous les secteurs sont marqués par une hausse homogène des niveaux de salaire. Pour la deuxième année consécutive, le BTP affiche la plus forte croissance à +2,8%. Le secteur s’appuie sur des fondamentaux solides et une croissance bien orientée malgré un marché du logement neuf en panne. Le secteur de l’ingénierie et de l’industrie connait la hausse de salaire la plus modérée (+1,8%), malgré une croissance des investissements très dynamique et une hausse sensible des projets de recrutement.

 

La transformation numérique des entreprises, locomotive des salaires

La tendance à l’individualisation de l’augmentation des salaires s’affirme en 2019. Les entreprises privilégient une politique salariale différenciée en fonction des performances et des compétences de chacun. Cela est d’autant plus vrai pour ceux qui contribuent activement à la transformation digitale.

Annoncée depuis plusieurs années, cette transition numérique arrive à maturité. Pour en traduire les promesses, les entreprises doivent faire appel à des profils de plus en plus qualifiés et encore très rares. L’enjeu se situe aussi au niveau de la formation pour faire monter en compétences leurs collaborateurs, si elles veulent pouvoir s’adapter à ces changements et rester concurrentielles.

[1] Insee, Etude « Emploi, chômage, revenus du travail », édition 2019

[2] Randstad Employer Brand Research, mars 2019

 

les 10 meilleures progressions de salaires au plan national

 

les secteurs passés au crible

Globalement, toutes les filières sont concernées par la hausse des salaires cadres en 2019, mais à des degrés divers. Ainsi, le secteur de l’ingénierie et de l’industrie enregistre la plus faible revalorisation, avec une hausse de 1,8%. Comme en 2018, c’est le BTP qui remporte la palme avec une hausse de 2,8% sur un an, mais nettement inférieure à son score de l’année dernière (+4,2%). Le secteur avait connu la plus forte évolution enregistrée sur les 5 dernières années.

 

 

BTP et Construction

Contexte : Après une année 2018 très dynamique, la croissance des salaires dans le secteur du BTP revient à des niveaux plus raisonnables. Néanmoins, il reste celui où la fiche de paie progresse le plus vite avec une croissance de 2,8% en moyenne cette année. Cette hausse est le résultat d’un marché de la construction toujours très bien orienté. Il continue d’afficher une croissance de 2,3%, bien que nettement plus modérée qu’en 2018 (+4,9%).  C’est le segment du logement neuf qui modère la croissance du secteur, en affichant une récession de -7%, tandis que le non résidentiel neuf fait mieux  que résister en continuant de croître de 3% dans la lignée d’une année 2018 faste (+8,9%).

 

Pourquoi ces progressions de salaire ?

  • Le secteur du TP se maintient dans une très bonne dynamique avec une croissance d’activité attendue à +7% en 2019, dans la lignée de 2018. De nombreux chantiers d’ampleur sont en cours ou vont être lancés et soutiennent l’activité. On peut citer notamment les chantiers du Grand Paris (+40% pour atteindre 3,51 milliards en 2019), la rénovation du réseau SNCF (+7%) et des réseaux autoroutiers (700 millions) ou encore le déploiement de la fibre dans le cadre du plan France THD, qui devrait mobiliser 22 milliards d’investissements d’ici 2022. Cette dynamique de marché provient notamment d’un report d’une partie de l’activité de l’année 2018, qui n’avait pu être honorée faute de compétences disponibles.
  • La demande de main d’œuvre continue de progresser malgré une croissance plus modérée. Le secteur de la construction a créé 16 100 postes sur le seul premier trimestre 2019, soit la plus forte hausse depuis 2007. Le secteur se retrouve ainsi les niveaux de tension sur le marché de l’emploi observés dans les années 2006/2007, avant la crise. Le phénomène est rigoureusement similaire dans le milieu des travaux publics. Le secteur devrait créer au moins 10 000 emplois nette en 2019 et anticipe 200 000 embauches d’ici 5 ans. Logiquement, ces besoins qui s’ajoutent à une situation déjà délicate, continue de générer de fortes hausses de salaire.
  • Le secteur du BTP n’est pas épargné par la digitalisation. Le recours de plus en plus fréquent aux engins de chantiers  connectés nécessite des compétences spécifiques. Plus encore, les chantiers sont de plus en plus fréquemment modélisés numériquement grâce au BIM (Building Information Modeling) pour optimiser les délais de construction. Sous l’impulsion du numérique, le secteur se complexifie et nécessite des compétences nouvelles et rares.

 

Informatique et télécoms

Contexte : En 2019, le secteur de l’IT enregistre une évolution de +2,2% des salaires cadres, contre +2,7% en 2018.  La croissance du secteur reste stable et bien orientée pour  2019 avec une perspective d’accroissement de  +4,2% du chiffre d’affaire, plus forte encore qu’en 2018. La transformation numérique des entreprises continue de tirer la croissance du secteur autour de trois enjeux majeurs : l’intelligence artificielle, les technologies de Cloud (tirées par les produits et les services de plus en plus digitalisés) et la réalité virtuelle et augmentée au service de l’expérience client. Témoin de l’ampleur prise par le virage numérique des entreprises, le chiffre d’affaires des SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud, Security), considérés un indicateur avancé de la transformation digitale, devrait atteindre 28,5% du chiffre d’affaires du secteur IT  en 2019 contre 25,8% en 2018.

 

Pourquoi ces progressions de salaire ?

  • Comme en 2018, les dépenses IT continuent d’exploser dans les infrastructures, le cloud et la cybersécurité ;
  • Ainsi, il y a une forte pénurie sur certaines compétences concernant l’architecture et la sécurité des  systèmes informatiques, à l’instar du métier d’ingénieur système qui enregistre une hausse de salaire de +6,3% ;
  • Certains profils très pointus, maitrisant des langages informatiques spécifiques ou les technologies cloud (l’informatique dans le nuage, principe de l’externalisation de l’infrastructure informatique chez un hébergeur), sont extrêmement recherchés ;
  • Les métiers liés au développement d’applications  et de logiciels et les profils maîtrisant les méthodes agiles, connaissent également une forte tension sur le marché de l’emploi.

 

Commercial et marketing

Contexte : Avec une hausse de +2,5%, très proche de celle de 2018, les salaires du secteur du commerce  et du marketing continuent de progresser nettement. La fiche de paie du secteur est tirée par les profils digitaux. Ils sont au cœur des enjeux de création et de déploiement de l’expérience client dont les entreprises ont fait le pilier de leur stratégie de différenciation. Tout l’enjeu est de disposer des profils capables d’analyser les données récoltées sur les consommateurs pour mieux les cerner, les comprendre et s’adapter à leurs attentes. Selon Accenture, deux consommateurs français sur trois sont plus susceptibles d’acheter une marque après qu’elle leur ait fait vivre une expérience personnalisée. Cette tendance s’accélère en 2019 et s’étend à l’ensemble des secteurs d’activité. Logiquement, ce sont les profils numériques qui tirent leur épingle du jeu à l’instar des Social Media Managers (+6,2%) les UI designer (+5,9%) ou encore les chefs de projet digital (+5%). En effet, les entreprises peinent à recruter ces candidats qui maîtrisent les leviers du web social et des outils digitaux pour accroître le niveau d’information, personnaliser l’expérience client et au final augmenter le volume de ventes.

 

Pourquoi ces progressions de salaire ?

  • Le digital continue de se développer et modifie les usages des consommateurs qui recherchent une expérience client toujours plus poussée et personnalisée. Les entreprises doivent s’adapter à ces nouvelles exigences, poussées par la génération des « digital natives », qui maîtrise les outils digitaux  et recherche un service client réactif et sur-mesure. Les fonctions commerciales continuent d’être très sollicitées par les entreprises qui cherchent à vendre des solutions clés en main toujours plus innovantes à des clients de plus en plus précis et exigeants. Ainsi les ingénieurs commerciaux et les responsable d’administration des ventes voient leur fiche de paie progresser respectivement de +3,3% et +3,8% ;
  • Le e-commerce continue de progresser, toujours soutenu par une forte progression du m-commerce (mobile commerce), mais aussi des nouvelles technologies de plus en plus au service des consommateurs (réalité augmentée, personnalisation des produits ou encore la recherche vocale ou visuelle) ;
  • Cette année, ce sont notamment les data analyst qui s’illustrent. Leurs compétences sont de plus en plus recherchées à tous les niveaux de l’entreprise (marketing, finances, commerce). La donnée devient un enjeu de plus en plus crucial pour soutenir les ventes, notamment pour cibler de manière toujours plus fine les consommateurs. En 2019,  la demande pour ce type de profil a crû de 40% et logiquement, cette demande se répercute sur la rémunération.

 

Ingénierie et industrie

Contexte : En 2019, le salaire des cadres de la filière ingénierie et industrie a augmenté de +1,8% contre +2,6% en 2018. Le secteur enregistre ainsi la croissance de rémunération la plus modérée. La production industrielle reste bien orientée et continue de progresser de 1,3% par rapport à 2018. Les dépenses d’investissement devraient encore progresser de 11% cette année, tirées par la digitalisation de la chaîne de production et l’intégration progressive des technologies de l’industrie 4.0.  En parallèle, les entreprises étrangères poursuivent leurs investissements en France (+2%). Ces investissements sont principalement axés sur l’innovation, la recherche et développement et la production avec notamment l’extension de sites. Ils induisent mécaniquement  un surplus de dynamisme sur le marché de l’emploi  dans ce secteur. Par ailleurs, les nouvelles technologies sont de plus en plus intégrées au processus industriels, pour optimiser les process de production et accroître la productivité. Ces technologies permettent également aux entreprises les plus avancées de trouver des relais de croissance, en disposant d’un outil industriel capable de répondre à l’exigence des consommateurs de produits toujours plus personnalisés.

Pourquoi ces progressions de salaires ?

  • La production industrielle continue de progresser et devrait atteindre +1,3% en 2019 et se maintenir à +1% en 2020. Depuis 2017, l’Industrie s’est remise à créer des emplois et les entreprises prévoient d’accroître leurs effectifs. Après 9 500 postes créés en 2018 , l’Industrie poursuit sur une très bonne dynamique avec 7 500 créations de postes au premier semestre 2019 selon l’Insee;
  • En termes de secteurs d’activité, l’industrie manufacturière enregistre une hausse cette année de + 1,4% vs 2018, croissance essentiellement portée par les biens d’équipement (matériel informatique, électronique et optique) (+ 3,6%) et par la fabrication de matériel de transport (+ 3,6%). Par ailleurs, le secteur de la production d’électricité et d’air conditionnée observe également une belle dynamique (+2,1%). Enfin, le secteur du transport et de l’entreposage restera bien orienté en 2019, avec une croissance de l’activité attendue à (+3,1%).
  • Les ingénieurs et cadres des méthodes et process  (55,8% des recrutements jugés difficiles contre 53% en 2018) sont des profils également très recherchés.

 

Comptabilité et finance

Contexte : Le secteur de la comptabilité et finance est le seul à enregistrer une croissance des salaires plus forte qu’en 2018, avec une progression de +2,7% cette année. Les progressions de salaire sont tirées notamment par les secteurs de la banque et assurance et la finance d’entreprise.  Comme toutes les autres filière, la comptabilité et finance se réinvente sous l’impulsion des technologies numériques qui permettent d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée. Cette nouvelle donne pousse le secteur vers une offre de plus en plus personnalisée en faisant appel à des profils toujours plus pointus. La data et son exploitation deviennent des enjeux majeurs notamment au sein des directions financières qui en font un outil de pilotage fin de l’activité.  De la même manière le secteur de l’expertise comptable poursuit sa transformation. Les cabinets se concentrent désormais sur des missions de conseil auprès des entreprises. A ce titre, la transformation digitale des entreprises représente une opportunité majeure pour les cabinets dont le rôle et d’accompagner le changement. Par ailleurs, la digitalisation accroit l’efficacité des processus comptables des entreprises mais nécessite des compétences nouvelles.

 

Pourquoi ces progressions de salaires ?

  • La population des collaborateurs comptable est vieillissante. Le secteur souffre d’une image poussiéreuse, technique loin de la réalité des transformations qui l’impactent. Cette attractivité modérée engendre des difficultés de recrutements avec  56,8% des recrutements jugés difficiles contre 48,7% un an plus tôt. Même chose pour les cadres de comptabilité, dont près de la moitié des recrutements (45,1%) est jugée difficile ;
  • Les contrôleurs financiers remportent la palme de la meilleure progression de salaire du secteur avec une fiche de paie en hausse de 8,4% sur un an. Ils deviennent les garants de la performance des entreprises ce pilotage exige l’acquisition de nouvelles compétences logicielles pour faire parler les données financières et des connaissances plus larges pour être en capacité de mesurer l’impact de l’environnement dans lequel évolue l’entreprise.
  • Le secteur de la bancassurance recherche également des profils plus pointus. Le Big Data bouscule le secteur qui recherche des collaborateurs capables de le maîtriser pour optimiser les tarifs, adapter les offres, modéliser les risques et intégrer les nouvelles réglementations liées à l’utilisation de la donnée.

 

RH, paie et juridique

Contexte : Avec 2% de hausse salariale, la filière RH, paie et juridique a connu en 2019 l’une des deux hausses salaire les plus modérées. Pour autant, certains profils se démarquent à l’image des juristes d’affaires (+4%), des responsables des ressources humaines (+3,7%) ou des juristes en droit des sociétés (+2,8%). En 2019, de nombreux bouleversements, liés à l’évolution du cadre législatif, impactent le secteur.   Les ressources humaines doivent notamment intégrer les changements initiés par les ordonnances Macron, à l’instar de la fusion des IRP. Le secteur de la paie n’est pas non plus épargné avec la mise en œuvre du prélèvement à la source, la déclaration sociale nominative ou encore les nouvelles cotisations retraite. Concernant les directions juridiques, les sujets prioritaires concernent  la loi sur la protection des données (RGPD), la conformité ou encore l’application de la loi « Sapin 2 ».

Globalement, l’intégration de nouvelles technologies, la simplification et l’automatisation des processus permettent une meilleure efficacité et performance pour se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée.

 

 

Pourquoi ces progressions de salaires ?

  • Comme pour de nombreuses fonctions cadres, la fonction RH voit ses processus pendre le virage du digital à grande vitesse. De nombreuses tâches à faible valeur ajoutée  sont désormais automatisées. Les cadres RH voient leur métier évoluer et faire appel à de nouvelles compétences. Ils se positionnent désormais comme de véritables business partner, un rôle qui requiert de nouvelles compétences comportementales (soft skills) : esprit d’équipe, sens du service client ou encore faculté d’adaptation ;
  • La pénurie se confirme sur les métiers de la paie, avec 47,6% des recrutements jugés difficiles en 2019. Les candidats en poste changent peu d’entreprises et les jeunes ne sont pas attirés par les métiers de la paie, jugés très techniques et rébarbatifs.
  • Les directions juridiques sont directement impactées par la transformation digitale des entreprises et doivent élargir leurs domaines de connaissance pour prendre la mesure de son impact sur leur activité. Désormais, des sujets tels que la cyber sécurité, la blockchain, l’intelligence artificielle ou les legal bots deviennent des sujets brûlants. La maîtrise de ces sujets pointus devient une compétence clé du secteur.

 

 

Méthodologie

  • Le baromètre Expectra des salaires cadres est bâti à partir de l’ensemble des postes pourvus par Expectra (Intérim*, CDD et CDI) sur des profils allant de bac + 2 à bac + 5.
  • Au total, 87 459 fiches de paie ont été analysées, représentant 136 qualifications dont 74 fonctions cadres et 62 fonctions ETAM (agents de maîtrise), sur les métiers de six grandes filières d’activité : l’informatique et les télécoms, le BTP et la construction, l’ingénierie et l’industrie, le commerce et le marketing, la comptabilité et la finance et, enfin, les RH, la paie et le juridique.
  • Il présente les rémunérations (médianes, minimales et maximales) et les évolutions de salaire constatées sur les deux derniers semestres (de juillet 2018 à juin 2019 par rapport à l’ensemble de l’année 2018.
  • La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés (10 %), les indemnités de fin de mission (10 %), les primes variables n’ont pas été pris en compte.
  • Au global, 10 495 entreprises sont représentées, dont 66 % en province et 34 % en Île-de-France.

* La règle imposant qu’un(e) intérimaire soit rémunéré(e) au même niveau qu’un(e) salarié(e) titulaire garantit une bonne représentativité des salaires. 

 

À propos d’Expectra

Expectra, filiale expert du Groupe Randstad France, est le leader français de l’intérim spécialisé et du recrutement, par l’expertise, des cadres et agents de maîtrise dans les domaines de l’Informatique & Télécoms, de l’Ingénierie & Industries, du BTP & Construction, de la Comptabilité & Finance, du Commercial & Marketing et de la RH, Paie & Juridique. En 2018, Expectra a recruté en CDI, CDD et intérim 23 000 experts, cadres ou agents de maîtrise, au bénéfice de ses 5 500 entreprises clientes. Expectra est présent dans les 28 plus grandes villes françaises avec 450 consultant(e)s et chargé(e)s de recrutement organisés par ligne d’expertise métiers.

 

En savoir plus sur : www.recruter.expectra.fr   @expectra_emploi