11ème édition du baromètre Randstad des salaires non-cadres

Au premier semestre 2019, c’est en Bretagne qu’un salarié non-cadre touche la rémunération la plus faible en France, avec en moyenne 1 596 euros bruts mensuels. Le salaire moyen connait pourtant une en hausse sensible de 1,7 % (+ 26 euros) par rapport au premier semestre 2018, selon le dernier baromètre Randstad. La Bretagne affiche ainsi une rémunération moyenne nettement inférieure à la moyenne nationale. En 2019, la rémunération moyenne d’un salarié non-cadre en France a en effet progressé de 1,8% pour un salaire de 1 636 euros bruts mensuels. Mais cette revalorisation moyenne masque de grandes disparités. Côté secteurs, dans la région, le BTP affiche le salaire moyen le plus élevé, avec 1 721 euros bruts mensuels, et la plus forte hausse, tous secteurs considérés (+1,8%), à égalité avec les services. L’Industrie propose en revanche le salaire moyen le moins élevé en France, toutes régions confondues (1 582 euros, +1,5%). En Bretagne, la palme de la plus forte revalorisation revient aux ouvriers avec une augmentation de 1,6% en moyenne. Les professions intermédiaires, en revanche, voient leur pouvoir d’achat stagner (-0,2%). Le baromètre des salaires non-cadres de Randstad est une étude objective basée sur les salaires réels issus de l’analyse de 104 919 fiches de paie en Bretagne.

 

 

Bretagne : des augmentations proches de la tendance nationale

En 2019, le bulletin de paye des salariés non-cadres prolonge le dynamisme de 2018, inédit depuis 2013. Il s’établit, au niveau national, à 1 636 euros, contre 1 607 euros un an plus tôt, en hausse de +1,8%. Les non-cadres bénéficient de la bonne résistance de la croissance économique, de la bonne orientation de certains secteurs à l’image du BTP et de l’Industrie et de la pénurie de compétences sur le marché du travail qui pousse les entreprises à consentir à des augmentations.

La région Bretagne suit globalement la tendance nationale avec une hausse des salaires de seulement +1,7% (1 596 euros contre 1 570 un an plus tôt). Malgré un dynamisme certain, la fiche de paie moyenne dans la région reste la moins élevée de France pour les salariés non cadres.

Si la revalorisation de la fiche de paie en Bretagne est légèrement supérieure à celle du salaire minimum, elle reste très corrélée au niveau du Smic. Ainsi, au premier semestre 2019, un salarié non-cadre dans la région percevait en moyenne une rémunération supérieure de 4,9 % au salaire minimum (1 521 euros). Cet état de fait s’explique par la forte concentration des salaires non-cadres dans le sillage du Smic.

 

L’évolution des salaires par qualification en Bretagne

En Bretagne, les ouvriers qualifiés (1 611 euros bruts par mois en moyenne) et les ouvriers non qualifiés (1 572 euros bruts par mois en moyenne) bénéficient de la revalorisation de salaire la plus importante (+1,6%).

Les employés, bénéficient d’une hausse légèrement moins favorable mais relativement dynamique (1 575 euros, en hausse de 1,4%). Les professions intermédiaires voient, quant à elles, leur pouvoir d’achat stagner. Alors qu’au niveau national, leur rémunération progresse de 1,3% en moyenne, elle s’affiche en léger repli en Bretagne (-0,2%), s’établissant à 1 865 euros contre 1 870 euros un an plus tôt.

En 2018, les salaires non-cadres restent  globalement inférieurs à la moyenne nationale. Seules les professions intermédiaires s’en rapprochent avec une rémunération en retrait de seulement 4 euros  (1 865 euros contre 1 869 euros au niveau national).

 

L’évolution des salaires par secteur en Bretagne

Dans la région, le secteur du BTP reste le plus rémunérateur et enregistre l’une des deux plus fortes progressions de salaire, avec une rémunération moyenne de 1 721 euros (+1,8% en 2019). Il reste néanmoins légèrement inférieur à la moyenne nationale (1 724 euros, en hausse de 1,6%)

Les salariés non-cadres des services, dont la fiche de paie a été revalorisée de seulement + 1,8%, voient leurs rémunérations se stabiliser à 1 586 euros mensuels, en hausse de 29 euros par rapport à 2018 (1557 euros). Cette hausse dynamique, permet aux salariés du secteur de se rapprocher de la moyenne nationale (1 602 euros, en hausse de 1,6%).

En Bretagne c’est le secteur de l’industrie qui propose le niveau de salaire le plus modeste. Le salaire moyen régional y est de 1 582 euros bruts, soit le niveau le plus faible au plan national, malgré une croissance de 1,5% sur un an. Une situation nettement  moins profitable comparée à la moyenne nationale (hausse de 2 % pour un salaire moyen de 1 644 euros bruts par mois).

 

La Bretagne par rapport aux autres régions de France

 

Méthodologie

  • Étude basée sur les salaires réels, basée sur l’analyse de 104 919 fiches de paie de salariés intérimaires Randstad en Bretagne sur les premiers semestres 2019 et 2018. L’égalité de traitement impose qu’un salarié intérimaire soit rémunéré au même niveau qu’un salarié titulaire. Cela garantit une bonne représentativité des salaires.
  • Tous les domaines sectoriels du marché de l’emploi français sont couverts à travers l’analyse de 124 métiers non-cadres.
  • Les salaires présentés sont les salaires réels des intérimaires sur la base d’un emploi à temps plein d’une durée de 35 heures hebdomadaires. La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés, les indemnités de fin de mission et les primes variables n’ont pas été pris en compte.