11ème édition du baromètre Randstad des salaires non-cadres

 

Au premier semestre 2019, un salarié non-cadre dans la région Grand-Est touchait en moyenne 1 613 euros bruts mensuels, en hausse de 1,4 % (+ 22 euros) par rapport au premier semestre 2018, selon le dernier baromètre Randstad. Le Grand Est affiche ainsi une la plus faible revalorisation des salaires, en retrait par rapport à la moyenne nationale. En 2019, la rémunération moyenne d’un salarié non-cadre en France a en effet progressé de 1,8% pour un salaire de 1 636 euros bruts mensuels. Mais cette revalorisation moyenne masque de grandes disparités. Côté secteurs, dans la région, le BTP affiche le salaire moyen le plus élevé, avec 1 678 euros bruts mensuels, mais ce sont les services qui connaissent la plus forte revalorisation, avec une hausse de 1,7%. Dans le Grand-Est, ce sont les employés et les ouvriers qualifiés qui remportent la palme de la plus forte hausse avec une augmentation de 1,5% en moyenne. Les professions intermédiaires ne voient, quant à elles, leur feuille de salaire progresser que d’un timide 0,8%. Le baromètre des salaires non-cadres de Randstad est une étude objective basée sur les salaires réels issus de l’analyse de 133 691 de fiches de paie dans le Grand-Est.

 

 

Grand-Est : des augmentations inférieures à la tendance nationale

En 2019, le bulletin de paye des salariés non-cadres prolonge le dynamisme de 2018, inédit depuis 2013. Il s’établit, au niveau national, à 1 636 euros, contre 1 607 euros un an plus tôt, en hausse de +1,8%. Les non-cadres bénéficient de la bonne résistance de la croissance économique, de la bonne orientation de certains secteurs à l’image du BTP et de l’Industrie et de la pénurie de compétences sur le marché du travail qui pousse les entreprises à consentir à des augmentations.

La région Grand-Est est en retrait par rapport à la tendance nationale et affiche la hausse moyenne de salaire la plus faible de toutes les régions à seulement +1,4% (1 613 euros contre 1 591 un an plus tôt).

Si la revalorisation de la fiche de paie dans le Grand-Est est légèrement inférieure à celle du salaire minimum, elle reste très corrélée au niveau du Smic. Ainsi, au premier semestre 2019, un salarié non-cadre dans la région percevait en moyenne une rémunération supérieure de 6 % au salaire minimum (1 521 euros). Cet état de fait s’explique par la forte concentration des salaires non-cadres dans le sillage du Smic.

 

L’évolution des salaires par qualification dans le Grand-Est

Dans le Grand-Est, les employés (1 600 euros bruts par mois en moyenne en hausse de 1,5%) et les ouvriers qualifiés (1 615 euros bruts par mois en moyenne, en croissance de 1,5%) bénéficient de la revalorisation de salaire la plus importante.

Si les ouvriers non qualifiés voient leur fiche de paie progresser de 1,2% pour atteindre 1 602 euros, ce sont une nouvelle fois les professions intermédiaires qui bénéficient du salaire le moins dynamique. Il ne progresse que de 0,8% pour s’établir à 1 801 euros, soit la deuxième plus faible rémunération de cette catégorie.

En 2019, les salaires non-cadres restent  globalement inférieurs à la moyenne nationale, à l’exception des ouvriers non qualifiés qui dépassent d’un souffle le niveau de salaire national (1 602 euros contre 1 601 euros au niveau national).

 

L’évolution des salaires par secteur dans le Grand-Est

Dans la région, c’est le secteur des services qui tire la croissance des salaires avec une progression de 1,7% pour une rémunération moyenne de 1 591 euros. Uns situation légèrement moins profitable comparée à la moyenne nationale (hausse de 1,6% pour un salaire moyen de 1 602 euros bruts par mois).

Le secteur du BTP reste le plus rémunérateur dans le Grand Est, mais avec une progression de seulement 1%, le salaire moyen affiche la croissance la plus faible de la région pour s’établir 1 678 euros. Il reste néanmoins inférieur à la moyenne nationale (1 724 euros, en hausse de 1,6%)

Les salariés non-cadres de l’industrie, dont la fiche de paie a été revalorisée de + 1,3%, voient leur rémunération croître à 1 615 euros mensuels, en hausse de 21 euros par rapport à 2018 (1 594 euros). Cette hausse modérée, maintient le salaire du secteur sous  la moyenne nationale (1 644 euros, en hausse de 2%).

 

Le Grand-Est par rapport aux autres régions de France

 

Méthodologie

  • Étude basée sur l’analyse de 133 691 fiches de paie de salariés intérimaires Randstad dans le Grand-Est sur les premiers semestres 2019 et 2018. L’égalité de traitement impose qu’un salarié intérimaire soit rémunéré au même niveau qu’un salarié titulaire. Cela garantit une bonne représentativité des salaires.
  • Tous les domaines sectoriels du marché de l’emploi français sont couverts à travers l’analyse de 124 métiers non-cadres.
  • Les salaires présentés sont les salaires réels des intérimaires sur la base d’un emploi à temps plein d’une durée de 35 heures hebdomadaires. La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés, les indemnités de fin de mission et les primes variables n’ont pas été pris en compte.