18ème édition du baromètre Expectra des salaires cadres

  • En 2020, malgré la crise, la hausse des salaires cadres reste dynamique à +2,3%
  • Les intentions d’embauche ont chuté de près de 20% au 1er semestre 2020
  • La pénurie de profils digitaux et un chômage des cadres historiquement bas en début d’année (3,5%) continuent de doper les salaires. Mais jusqu’à quand ?

 

Pour les cadres, 2020 ressemble étrangement à 2019. Porté en 2019, par une économie moins dynamique mais fortement créatrice d’emplois, leur salaire s’apprécie de 2,3% en moyenne en 2020, dans la droite lignée de 2019 (+2,4%), selon la 18ème édition du baromètre Expectra. Pourtant, la crise n’a pas épargné les cadres, dont les intentions d’embauches ont chuté de 18,5%[1] au premier semestre 2020. Mais la combinaison d’une situation initiale de plein emploi et des négociations salariales qui ont eu lieu en début d’année, avant la crise, leur assure une revalorisation salariale conséquente cette année encore. Le salaire médian[2] des cadres s’établit ainsi à 46 846 euros, un chiffre obtenu après l’étude de 41 222 fiches de paie et basé sur les salaires réels. La crise sanitaire intensifie la bataille que se livrent les entreprises pour attirer les profils nécessaires à leur transformation digitale. Dans ce contexte, elles continuent de privilégier les augmentations individuelles. Les cadres en profitent pour faire monter les enchères.

[1] Selon SmartData, la solution du groupe Randstad qui analyse les données de 11 000 sites de recrutement

[2] Le salaire médian, à ne pas confondre avec le salaire moyen, divise la population en deux parts égales : une moitié gagne plus, l’autre gagne moins

 

« Le salaire des cadres enregistre, cette année encore, une hausse très conséquente de 2,3%. A première vue, la crise ne les aurait pas affectés. Mais il faut se méfier de ce qui pourrait être un dynamisme en trompe l’œil. Les négociations ont eu lieu en début d’année, dans un contexte de plein emploi des cadres. Nous constatons une chute de près de 20% des projets d’embauche de cadres sur les six premiers mois de l’année 2020. Les difficultés auxquelles devront faire face certaines entreprises sur la deuxième moitié de l’année 2020, pourrait avoir pour conséquence de desserrer, un peu, l’étau de la pénurie de cadres sur le marché. A l’exception notable des fonctions clés de la transformation digitale, d’autant plus sollicitées pendant la crise. Dans ce contexte, 2021 pourrait bien être l’année de la modération salariale pour les cadres après trois années très dynamiques », analyse Khaled Aboulaïch, directeur général d’Expectra.

 

 

Le salaire des cadres confirme son dynamisme, au moins en 2020

La pénurie de profils a continué de nourrir la guerre des talents en début d’année

L’année 2020 a démarré sous de bons auspices. La croissance modérée de 2019 n’avait pas entamé le moral des dirigeants d’entreprise, encore confiants dans l’avenir et le courbe du chômage poursuivait sa trajectoire descendante.  En ce début d’année, les besoins en recrutement étaient toujours très  bien orientés. Les entreprises devaient faire face à une forte pénurie de main d’œuvre, notamment chez les cadres qui connaissaient une situation de plein-emploi, avec un taux de chômage de 3,5%[1].

Dans ce contexte très favorable, les cadres ont su pousser leur avantage. Pour tenter d’attirer ou de retenir leurs talents, les entreprises se sont résolues ces trois dernières années à ouvrir les cordons de la bourse. La concurrence est telle pour trouver les bonnes compétences que les recruteurs ont compris qu’ils ne peuvent plus uniquement compter sur leurs atouts et leur stratégie de marque employeur. Si le cadre de travail, l’équilibre des temps de vie, la progression de carrière ou encore l’intérêt des missions pèsent dans la balance, c’est le salaire qui in fine fait la différence. Et pour cause, pour près de deux français sur trois (61%), le salaire reste le critère le plus déterminant dans le choix d’un emploi[2].

Tous les secteurs sont marqués par une hausse homogène des niveaux de salaire. En 2020, les secteurs Ingénierie-Industrie et Commercial-Marketing enregistrent la plus forte progression de salaire (+2,4%). De plus en plus techniques et fortement impactés par la transformation digitale, ces deux secteurs sont victimes de la surenchère sur des profils rares.

[1] Insee, Etude « Emploi, chômage, revenus du travail », édition 2020

[2] Randstad Employer Brand Research, mars 2020

 

La crise sanitaire n’a pas (encore) impacté le salaire des cadres

En 2020, la tendance à l’individualisation des négociations salariales s’est poursuivie, participant à tirer les rémunérations vers le haut. Les entreprises privilégient une politique salariale différenciée en fonction des performances et des compétences de chacun. Cela est d’autant plus vrai pour ceux qui contribuent activement à la transformation digitale.

Mais la progression des salaires cadres en 2020 pourrait traduire un dynamisme en trompe-l’œil. Si de nombreuses défaillances d’entreprises ont déjà été enregistrées, les conséquences de la crise sanitaire devraient se faire réellement sentir sur les six derniers mois de l’année. Les cadres ne devraient pas être épargnés, avec pour conséquence un accroissement des compétences disponibles sur le marché. 2021 ne ressemblera probablement pas à 2020 pour les cadres.

 

Les 10 meilleures progressions de salaires au plan national

 

Les secteurs passés au crible

Globalement, toutes les filières sont concernées par la hausse des salaires cadres en 2020, mais à des degrés divers. Ainsi, les secteurs des RH et de la comptabilité/finances enregistrent la plus faible revalorisation, avec une hausse de 2%. Ceux de l’Ingénierie/industrie et du Marketing remportent la palme avec une hausse de 2,4%, portés par les enjeux de transformation digitale des entreprises.

 

 

Ingénierie et industrie

Contexte : En 2020, le salaire des cadres de la filière ingénierie et industrie a augmenté de 2,4% contre 1,8% en 2019. Dans le secteur, les cadres ont bénéficié d’un contexte 2019 favorable marqué par un accroissement du nombre de sites industriels (70 nouvelles usines et 45 extensions) et d’un emploi industriel en hausse de 0,5% (+8 000 emplois). En début d’année 2020, l’industrie française affichait des perspectives prometteuses. L’impact majeur de la crise dans des domaines tels que l’aéronautique, l’automobile ou la métallurgie devrait logiquement impacter les salaires cadres en 2021. Sous l’effet du confinement, la production industrielle s’est effondrée. Elle s’affiche ainsi en baisse de 17,1% au deuxième trimestre 2020 par rapport aux trois premiers mois de l’année. La situation est pire encore dans le domaine de la production de matériel de transport qui enregistre une chute de 40,8% au deuxième trimestre.

 

Pourquoi ces progressions de salaires ?

  • Certains profils, à l’image des techniciens et ingénieurs de maintenance sont traditionnellement pénuriques et la crise n’a pas (encore) permis d’accroître le nombre de profils disponibles sur le marché. Pour attirer les bons candidats, les entreprises n’hésitent pas à proposer des rémunérations en hausse.
  • Les entreprises, même si elles ont prévu des investissements moindres en 2020 qu’en 2019, restent conscientes que l’innovation est la clé des développements futurs, notamment dans le cadre de la transition vers l’Industrie 4.0. Les fonctions de bureau d’études restent donc bien orientées telles celles d’ingénieur d’études R&D (+ 4,9 %), de projeteur (+ 4,1 %), de technicien d’essais (+ 3,8%) et de dessinateur (+ 3,7%).
  • La qualité reste également un axe essentiel pour se démarquer de la concurrence, les entreprises accordent donc, cette année encore, une grande attention aux profils d’ingénieur qualité (+ 4,9 % en 2020, + 3,5 % en 2019) et technicien contrôle qualité (+ 3,1 % en 2020, + 4,7 % en 2019).
  • Les entreprises n’en oublient pas pour autant la productivité et valorisent les fonctions méthodes et process. C’est ainsi que les salaires des ingénieurs méthodes augmentent de 6,7% et ceux des techniciens process de 3,9%, tandis que ceux des techniciens en automatismes progressent de 5,6%.

 

Commercial et marketing

Contexte : Avec une hausse de +2,4%, très proche de celle de 2019, les salaires du secteur du commerce  et du marketing continuent de progresser nettement. La fiche de paie du secteur est tirée par les profils digitaux. Ils sont au cœur des enjeux de création et de déploiement de l’expérience client dont les entreprises ont fait le pilier de leur stratégie de différenciation. Le secteur ressort, paradoxalement, renforcé par la crise. Le confinement a fait exploser le e-commerce et a renforcé l’appétence des consommateurs pour une expérience client toujours plus        personnalisée.  Tout l’enjeu est de disposer des profils capables d’analyser les données récoltées sur les consommateurs pour mieux les cerner, les comprendre et s’adapter à leurs attentes. Les profils commerciaux sont également très recherchés, notamment pour accompagner la reprise dans une logique de conquête de parts de marché. Logiquement, ce sont les chefs de produit (+5,9%), les UX designers, spécialistes de l’expérience utilisateur (+5,7%) et les ingénieurs commerciaux (+4,6%) qui tirent leur épingle du jeu.

 

Pourquoi ces progressions de salaire ?

  • Le contexte de début d’année 2020 était très favorable dans le secteur. L’Apec prévoyait ainsi 51 000 recrutements en 2020 dans les fonctions commerciales et marketing (+ 7 % par rapport à 2019), soit plus de 17 % de l’ensemble des recrutements cadres espérés.
  • Le digital continue de se développer et modifie les usages des consommateurs qui recherchent une expérience client toujours plus poussée et personnalisée. La période de confinement a renforcé encore cette tendance. Les entreprises doivent s’adapter à ces nouvelles exigences, poussées par la génération des « digital natives », qui maîtrise les outils digitaux  et recherche un service client réactif et sur-mesure. Les fonctions commerciales continuent d’être très sollicitées par les entreprises qui cherchent à vendre des solutions clés en main toujours plus innovantes à des clients de plus en plus précis et exigeants.
  • Le e-commerce est, lui aussi sorti, renforcé de la crise et continue de progresser. Le secteur a néanmoins besoin de nouvelles compétences pour améliorer l’expérience utilisateur. Plus d’un Français sur deux ayant acheté en ligne déclare avoir rencontré des difficultés.

 

Informatique et télécoms

Contexte : En 2020, le secteur de l’IT enregistre une évolution de +2,3% des salaires cadres, contre +2,3% en 2019. La pénurie de compétences, criante dans le secteur, associée au dynamisme de certaines technologies à l’image du cloud, renforcé encore par la crise COVID, expliquent cette revalorisation salariale. Pourtant, le secteur IT n’a pas été épargné par la crise, mais de manière modérée. Le Syntec numérique prévoit ainsi une contraction de seulement 6,7% du chiffre d’affaires généré par l’IT en 2020. La transformation numérique des entreprises reste d’autant plus d’actualité en sortie de crise. Celles qui en repoussaient l’échéance en font désormais une priorité. D’autant que des domaines tels que la Data Analyse ou la Cybersécurité deviennent capitaux pour leur survie.  Pour les professionnels de la filière, les moteurs français de la relance sont les mêmes qu’au niveau mondial. En effet, l’édition de logiciels manifeste des signes de reprise rapides, en particulier grâce au modèle du SaaS. Ainsi, 40 % des éditeurs de logiciels prévoient-ils une croissance de leur chiffre d’affaires en 2020.

Pourquoi ces progressions de salaire ?

  • Selon les entreprises spécialisées, la demande d’achats de services sur le cloud public va augmenter de 8 % suite à la crise. Sur le marché du numérique, 24 % des entreprises prévoient d’investir dans le cloud pour mieux exploiter leur data et 24 % également vont migrer leurs applications pour des raisons de disponibilité.
  • D’une manière générale, les SMACS (Social-Mobility-Analytics-Cloud) restent les moteurs du marché, avec une croissance nette estimée à 450 millions d’euros en 2020, soit une augmentation de 3,2% par rapport à 2019.
  • Les difficultés de recrutement persistent sur la plupart des métiers de la filière. Les ESN et éditeurs de logiciels sont constamment en concurrence avec leurs clients (banque, assurance, industrie, e-commerce, start-up…) pour recruter les meilleurs profils, c’est-à-dire ceux qui, en plus des compétences techniques indispensables, sont capables d’évoluer très vite, au rythme de la technologie.

 

Comptabilité et finance

Contexte : Le secteur de la comptabilité et finance enregistre une croissance des salaires plus modérée en 2020 (+2%) qu’en 2019 (+2,7%). Si les professionnels du chiffre ont été très sollicités pendant la crise (mobilisation des aides gouvernementales, demandes et renégociations de prêts, reports d’échéances fiscales et sociales, besoins en trésorerie, etc.), ce sont les métiers de la finance d’entreprise qui tirent les salaires vers le haut. Placé au cœur de la transformation de l’entreprise, le domaine enregistre une hausse de 2,5% en 2020. Plus en retrait, les fonctions de la bancassurance ne progressent que de 1,8% tandis que le domaine de l’expertise comptable est en quasi-stagnation, avec des fiches de salaires en évolution de seulement 0,4%.

 

Pourquoi ces progressions de salaires ?

  • Les métiers de l’expertise-comptable ont été fortement chamboulés ces derniers mois par les évolutions législatives et cherchent encore leur point d’équilibre. La loi Pacte a apporté des évolutions majeures dans l’exercice de la profession d’expert-comptable (spécialisation, facturation de success fees, etc.) qui vont permettre aux professionnels qui le souhaitent de se différencier avec des prestations à forte valeur ajoutée et innovantes et d’accompagner davantage encore leurs clients dans le conseil. Mais cette mutation est encore en cours et reste sans impact cette année sur les salaires.
  • Le secteur de la bancassurance fait face à une mutation accélérée de son environnement. Les acteurs traditionnels doivent composer avec des nouveaux acteurs, fintechs, assurtechs et néobanques qui misent sur une expérience utilisateur renouvelée et des prestations très compétitives pour attirer de nouveaux clients. Dans ce contexte, ce sont les fonctions liées à l’expérience client dont les salaires accélèrent le plus. Si le secteur ne connait au global qu’une progression de 1,8%, certaines fonctions à l’image du gestionnaire de middle office (+4,7%) enregistrent des croissances plus dynamiques. Pour faire face à la concurrence grandissante de nouveaux entrants, les acteurs traditionnels de la banque et de l’assurance misent aussi de plus en plus sur l’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience client.
  • Le grand gagnant du secteur reste la finance d’entreprise. La crise a renforcé l’importance stratégique du pilotage de la performance et de la direction financière. La gestion des talents occupe de plus en plus d’importance dans l’agenda des DAF. Ils cherchent en particulier à développer les soft skills de leurs collaborateurs, indispensables pour travailler de manière transverse avec le reste de l’organisation et devenir de vrais business partners.

 

RH, paie et juridique

Contexte : Avec 2% de hausse salariale, la filière RH, paie et juridique a connu en 2020 une hausse de salaire modérée, dans la droite lignée de 2019. Pour autant, certains profils se démarquent à l’image des gestionnaires de paie (+3,7%), des assistants de direction (+3,5%) et des responsables des ressources humaines (+3,3%). Si les évolutions réglementaires sont moins nombreuses en 2020, les professionnels du secteur poursuivent l’intégration des profonds changements initiés en 2019, à l’image de la constitution et de l’animation des CSE, la mise en œuvre du prélèvement à la source ou la protection des données. Certains métiers connaissent également une pénurie structurelle. Ceux-là tirent les salaires vers le haut. Enfin, la numérisation du secteur de la paie et des RH se poursuit et nécessite une montée en compétences pour délaisser les tâches purement administratives. Les missions évoluent vers plus de valeur ajoutée.

 

Pourquoi ces progressions de salaires ?

  • Les métiers juridiques en entreprise attirent de plus en plus, y compris des avocats, car ils sont au croisement de bien des problématiques. D’ailleurs, il est de plus en plus fréquent de les voir choisis comme chefs de projets transverses. Pour autant, les fonctions juridiques ne connaissent pas cette année d’augmentations salariales notables, à l’exception des juristes d’affaires qui bénéficient de revalorisations appréciables dans certaines régions.
  • Les évolutions réglementaires ont été moins nombreuses en début d’année, mais le bulletin de paie continue d’évoluer constamment sollicitant ainsi les professionnels : ajustement du prélèvement à la source, réintroduction de la taxe d’apprentissage, modification de la réduction de charges sur les bas salaires, et surtout prise en compte du chômage partiel depuis le mois de mars 2020. Le salaire des gestionnaires paie progresse ainsi de 3,7 % (après 2,7 % en 2019). Le métier fait face à une pénurie structurelle, notamment liée à une moindre attractivité auprès des jeunes qui le jugent souvent rébarbatif.
  • Les professionnels des ressources humaines sont ceux qui bénéficient des plus fortes revalorisation. Ils ont dû notamment assumer la mise en œuvre du comité social et économique (CSE). Surtout, la crise les a placés en première ligne pour négocier des accords portant sur la santé, le réaménagement des postes, le télétravail, l’aménagement du temps de travail, etc. Une sollicitation qui a peut-être poussé les salaires à la hausse : + 3,3 % pour le responsable ressources humaines (+ 3,7 % en 2019) et + 2,8 % pour le gestionnaire RH.

 

Cadres et techniciens : les gagnants et les perdants de la crise

Si la crise n’a que peu impacté le salaire des cadres, cette année, la demande pour ces profils est en net recul sur les six premiers mois de l’année 2020. Selon Randstad SmartData, la solution de Big Data du groupe Randstad, le nombre d’offres d’emploi pour les cadres et techniciens s’est réduit de 18,5% par rapport au premier semestre 2019.

Si une partie des projets de recrutements ont été gelés le temps du confinement, quelques fonctions cadres et techniciens ont su tirer leur épingle du jeu tandis que d’autres ressortent très impactés par la crise.

 

Les perdants

 

Parmi ceux-là, c’est le responsable paie qui paye le plus lourd tribut à la crise. Avec seulement 201 intentions d’embauche au premier semestre 2020, le nombre d’offres d’emploi pour ce type de profil a fondu de près de 80% en un an. Si l’assistant administration des ventes n’apparaît qu’à la cinquième position des métiers ayant le plus souffert de la crise (-40,2% d’intentions d’embauche par rapport à 2019), il est celui qui perd le plus d’offres d’emploi en un an (7 119).

 

 

 

 

 

Les gagnants

 

Parmi les fonctions qui ont traversé la crise sans encombre et qui en sortent renforcées, on retrouve en première place, le contrôleur financier. Très recherché en sortie de crise, le nombre d’offres d’emploi publiées sur ce profil augmentent de près de 30% au premier semestre 2020. Le collaborateur d’expertise comptable, troisième du classement, connaît une hausse plus modérée (+9,1%). En revanche, c’est lui qui connaît la plus forte progression du nombre d’offres disponibles (+833 sur un an).

 

 

 

 

Méthodologie

  • Le baromètre Expectra des salaires cadres est bâti à partir de l’ensemble des postes pourvus par Expectra (Intérim*, CDD et CDI) sur des profils allant de bac + 2 à bac + 5.
  • Au total, 41 222 fiches de paie ont été analysées, représentant 136 qualifications dont 74 fonctions cadres et 62 fonctions ETAM (agents de maîtrise), sur les métiers de six grandes filières d’activité : l’informatique et les télécoms, le BTP et la construction, l’ingénierie et l’industrie, le commerce et le marketing, la comptabilité et la finance et, enfin, les RH, la paie et le juridique.
  • Il présente les rémunérations (médianes, minimales et maximales) et les évolutions de salaire constatées sur les deux derniers semestres (de juillet 2019 à juin 2020 par rapport à l’ensemble de l’année 2019.
  • La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés (10 %), les indemnités de fin de mission (10 %), les primes variables n’ont pas été pris en compte.
  • Au global, 7 871 entreprises sont représentées, dont 67 % en province et 33 % en Île-de-France.

* La règle imposant qu’un(e) intérimaire soit rémunéré(e) au même niveau qu’un(e) salarié(e) titulaire garantit une bonne représentativité des salaires.

 

À propos d’Expectra

Expectra, filiale expert du Groupe Randstad France, est le leader français de l’intérim spécialisé et du recrutement, par l’expertise, des cadres et agents de maîtrise dans les domaines de l’Informatique & Télécoms, de l’Ingénierie & Industries, du BTP & Construction, de la Comptabilité & Finance, du Commercial & Marketing et de la RH, Paie & Juridique. En 2019, Expectra a recruté en CDI, CDD et intérim 17 000 experts, cadres ou agents de maîtrise, au bénéfice de ses 6 900 entreprises clientes. Expectra est présent dans les 28 plus grandes villes françaises avec 380 consultant(e)s et chargé(e)s de recrutement organisés par ligne d’expertise métiers.

En savoir plus sur : www.recruter.expectra.fr @expectra_emploi