• Le réchauffement climatique est le 1er enjeu de société cité par les futurs ingénieurs
  • 81% des élèves ingénieur n’ont aucune crainte quant à leur avenir professionnel
  • Près d’un quart des étudiants se voient créer leur startup

Alors que le gouvernement a fait de la transition écologique une priorité de son plan de relance, elle fait écho aux aspirations des élèves ingénieurs. Ainsi, la lutte contre le réchauffement climatique et l’innovation dans les nouvelles sources d’énergie sont le premier défi de société identifié par 70% des futurs ingénieurs, selon une étude inédite menée, pendant le confinement, par AUSY, la filiale d’ingénierie en hautes technologies du groupe Randstad, et Infopro Digital, auprès de 600 ingénieurs en poste et étudiants. Elle dessine le portrait d’une génération convaincue d’avoir un rôle sociétal à jouer, à la fois dans sa contribution à l’innovation (83%) et dans son apport aux enjeux sociaux et environnementaux (81%). Cette culture de l’innovation donne d’ailleurs aux étudiants les atouts pour créer leur propre startup. Près du quart d’entre eux (23%) y songe sérieusement.  Cette confiance se retrouve dans la conviction que le diplôme d’ingénieur est un rempart contre l’impact de la crise de la Covid-19 sur l’emploi. Ainsi, plus de huit élèves ingénieurs sur dix (81%) pensent trouver un emploi dès leur sortie d’école. Un optimisme qui tranche dans un contexte où le marché de l’emploi se durcit nettement pour les jeunes diplômés et où le gouvernement a fait de l’insertion des jeunes une priorité. Pour s’attacher leurs compétences, les employeurs doivent avant tout leur proposer des missions stimulantes. Le contenu du poste est le premier critère d’attractivité cité par les étudiants (55%) comme par les ingénieurs en poste (60%). La rémunération apparaît comme un levier secondaire. Elle reste importante pour un élève ingénieur sur trois (31%). Les ingénieurs en poste sont seulement 16% à prendre en compte le niveau de salaire proposé pour rejoindre une entreprise.

« La crise a impacté certains des fleurons industriels français à l’image de l’aéronautique ou de l’industrie automobile. Mais cette chute de secteurs très porteurs pour les ingénieurs, n’entame pas leur moral quant à leur propre avenir. Il faut probablement percevoir dans cet optimisme qui dénote, plusieurs réalités inhérentes au métier d’ingénieur. D’abord, une culture de la mobilité qui leur permet de changer de secteur assez aisément, aidés en cela par la pénurie, toujours présente, de profils sur le marché. Ensuite, leur terrain de jeu n’est pas le même : les ingénieurs français sont réputés et savent qu’ils sont également très appréciés à l’international. Enfin, l’innovation est une des clés de la sortie de crise. Les entreprises l’ont bien compris et continuent de miser sur les ingénieurs. Le métier confirme ainsi sa résilience dans la crise », analyse Jérôme Gontard, Directeur général d’AUSY.

 

Le risque épidémiologique, un défi pour un étudiant sur deux

 

Les futurs ingénieurs estiment qu’ils ont vocation à jouer un rôle dans l’amélioration de la société. Certes, mais lequel ? Lorsqu’on les interroge sur les principaux défis qu’ils devront contribuer à relever, sept étudiants sur dix placent au sommet de leurs préoccupations la lutte contre le réchauffement climatique et son corollaire, la recherche sur les nouvelles sources d’énergie. Cette thématique est de loin la plus critique pour eux. Dans un contexte marqué par l’épidémie de Coronavirus, le risque épidémiologique et la santé du futur arrivent au second rang des défis à venir. Près d’un élève ingénieur sur deux (47%) le cite spontanément, preuve d’une prise de conscience qu’il faudra intégrer cette menace à l’avenir. La protection de la vie privée complète le podium des enjeux sociétaux identifiés par les futurs ingénieurs. Un étudiant sur trois (32%) interrogé y fait référence. La cybersécurité devient un enjeu plus crucial encore à mesure que la société poursuit sa mue digitale. Qu’elle soit destinée à protéger des données personnelles ou l’intégrité du système d’information d’une entreprise, les ingénieurs en devenir en saisissent l’importance et la portée. En revanche, les conséquences du vieillissement de la population et le poids qu’il pourrait faire peser sur le système de santé ou celui des retraites, s’il est d’une actualité brûlante, semble assez éloigné de leurs préoccupations. A peine 14% d’entre eux l’identifient comme un défi à relever.

 

81% veulent contribuer aux enjeux sociaux et environnementaux

 

Les élèves ingénieurs se révèlent confiants dans la contribution de leur futur métier aux besoins de la société. A leurs yeux, exercer cette profession leur permettra avant tout de générer de l’innovation (83%) et, à travers elle, de contribuer à l’amélioration de la société et de l’environnement (81%). C’est tout le prestige perçu du métier d’ingénieur qui se dessine en filigrane à travers ces réponses. Ils ont la certitude d’occuper, demain, un métier utile, au cœur des problématiques et des enjeux auxquels doit faire face la société. D’un point de vue plus pragmatique, ils perçoivent leur cursus comme un moyen de s’insérer rapidement sur le marché de l’emploi (79%) et d’évoluer vers des postes à responsabilité impliquant le management d’équipes (77%). Si le salaire, on l’a vu, n’est pas une obsession pour eux, ils restent en grande majorité confiants dans le fait que le choix du métier d’ingénieur leur permettra de rapidement bien gagner leur vie (75%). L’aisance technique et les enseignements complexes qu’ils acquièrent dans leurs études sont perçus comme des bases solides pour envisager la voie de l’entrepreneuriat. Ainsi, six étudiants sur dix (60%) estiment que le métier d’ingénieur leur permettra de créer leur propre startup. Près d’un quart (23%) le juge d’ailleurs très probable.

 

8 étudiants sur 10 pensent trouver facilement un emploi…

 

Malgré la crise, les élèves ingénieurs restent optimistes quant à leur insertion professionnelle. A l’heure où l’on évoque une génération sacrifiée et où le gouvernement multiplie les  plans pour favoriser l’entrée des jeunes diplômés sur le marché de l’emploi, cette confiance dénote. Mais si, au global, plus de huit élèves ingénieurs sur dix (81%) pensent trouver un poste dès leur sortie d’école, les étudiants en fin de cursus sont tout de même plus inquiets. Ils sont 77% à se montrer confiants, contre 86% pour leurs homologues en début de parcours. Cette confiance tient aussi à l’employabilité élevée de leurs aînés. 70% des ingénieurs en poste ont ainsi trouvé leur premier emploi en moins de trois mois et neuf sur dix en moins d’un an.

Cette confiance se retrouve également dans le niveau de rémunération attendu en début de carrière. Globalement, les étudiants ont une représentation assez fidèle du salaire auquel ils peuvent prétendre en entrant sur le marché du travail. Ils le situent entre 37 000 et 39 000 euros bruts annuels. Un chiffre cohérent avec l’offre des entreprises puisque un ingénieur en poste sur deux (53%), disposant de moins de cinq ans d’expérience, déclare toucher une rémunération inférieure à 40 000 euros bruts.

 

…Mais sont-ils trop optimistes ?

 

L’optimisme des élèves ingénieurs est-il démesuré par rapport aux intentions d’embauches exprimées par les entreprises ? Si la cooptation est une pratique répandue pour attirer les talents, l’analyse du marché des offres d’emploi au premier semestre 2020 apporte quelques réponses. Et force est de constater que les ingénieurs ont aussi fait les frais de la crise. Selon SmartData, la solution de Big Data du groupe Randstad qui analyse le marché de l’emploi, on dénombrait 39 200 offres d’emploi pour des profils ingénieurs en janvier 2020. Au plus fort de la crise, au mois d’avril, ce nombre a été divisé par deux (-52%) et l’on ne dénombrait plus que 18 823 offres actives. Les entreprises ont gelé ou décalé leurs projets de recrutement d’ingénieurs durant la période de confinement. Mais avec le déconfinement, les offres sont rapidement reparties à la hausse. En juillet 2020, elles avaient quasiment retrouvé leur niveau du mois de février et se stabilisaient à un niveau inférieur de 23% au mois de janvier, avec 30 363 offres disponibles. Si la tendance doit se confirmer, elle a de quoi rassurer les ingénieurs sur leur avenir. D’autant qu’ils font partie des candidats les plus difficiles à trouver pour les entreprises. Les deux tiers d’entre elles (64%) rencontrent des difficultés à identifier les bons profils ingénieurs selon l’étude Besoins en Main d’œuvre de Pôle Emploi (mai 2020).

 

Les ingénieurs viennent pour la stimulation intellectuelle…

 

Pour attirer et retenir les ingénieurs, les entreprises doivent impérativement travailler leur marque employeur. Elles doivent notamment porter une attention particulière au sens qu’elles impulsent et à l’ambition qu’elles portent. Car les ingénieurs, qu’ils soient encore en études ou déjà en poste, veulent avant tout être stimulés et rejoignent d’abord une entreprise pour son projet et son cœur de métier. Le contenu du poste est ainsi déterminant pour 55% des élèves ingénieurs. Il est plus capital encore pour les ingénieurs en poste puisque trois sur cinq (60%) en font une priorité. Les ingénieurs ont conscience de leur valeur sur le marché de l’emploi et savent qu’ils peuvent être exigeants sur les projets qu’ils souhaitent mener. Viennent ensuite les critères de convenance personnelle. Ainsi, les étudiants placent les conditions de travail au second rang de leurs priorités (43%). Leurs aînés ne les classent qu’en troisième position (33%), leur préférant la situation géographique de la société (38%). Plus jeunes, plus mobiles, probablement moins aguerris aux contraintes des déplacements domicile/travail, les étudiants classent ce critère au 6ème rang.

En revanche, les étudiants sont plus sensibles à la notoriété et la réputation de l’entreprise, qu’ils placent au troisième rang des critères de choix d’un employeur (37%). Les futurs ingénieurs sont aussi nettement plus sensibles que leurs aînés aux perspectives d’évolution qu’offrent les employeurs (33% contre 20%) et à leur politique RSE. L’engagement et les valeurs de l’entreprise sont ainsi cités par près d’un élève sur trois (32%) contre moins d’un ingénieur en poste sur cinq (18%).

Le niveau de rémunération, qui fait traditionnellement partie des tout premiers critères de choix d’un employeur est secondaire pour les ingénieurs. S’il reste plus important pour les étudiants (31%), à peine 16% des ingénieurs en poste le citent spontanément. Toutes générations confondues, ce critère est classé en dernier par le panel. Il faut pourtant voir, derrière ce résultat étonnant, moins un désintérêt pour le niveau de salaire que la garantie d’une fiche de paie attractive qu’offre le statut d’ingénieur. Autrement dit, la rémunération n’est pas un sujet car les ingénieurs, qu’ils soient étudiants ou en poste, savent que leur diplôme leur garantit un niveau de vie confortable.

 

… et partent à cause de l’ambiance de travail

 

Les ingénieurs en poste ne placent l’ambiance de travail qu’en troisième position de leurs critères de choix d’un employeur. C’est pourtant le premier motif qui les pousse à quitter leur entreprise. Près de sept sur dix (69%) se disent prêts à mettre un terme à leur contrat en cas de désaccord avec leur hiérarchie ou de mauvaises relations avec leurs collègues de travail. De manière plus cohérente, plus d’un ingénieur sur deux (55%) envisage de quitter son poste si son contenu est trop peu stimulant. La possibilité de bénéficier d’une rémunération plus avantageuse ailleurs arrive en troisième position (41%), preuve que les ingénieurs prennent malgré tout en compte la dimension pécuniaire. L’absence de perspectives d’évolution n’arrive qu’en quatrième position, citée par 40% du panel.

 

Les Entreprises de services du numérique (ESN), un tremplin en début de carrière

Les ESN, à l’image d’AUSY, jouissent d’une image positive auprès des étudiants. Dans le paysage des employeurs potentiels, elles sont identifiées comme une voie majeure d’insertion sur le marché de l’emploi. Ainsi, près des deux tiers des futurs ingénieurs (61%) envisagent de mettre leurs compétences au service de l’une d’entre elles. Et pour cause, elles comptent parmi les premiers recruteurs d’ingénieurs en France. Mais surtout, elles sont reconnues par près de trois étudiants sur quatre (74%) comme un levier de montée en compétences. Leur culture, axée sur la formation des ingénieurs et la possibilité de développer de nouvelles expertises, parle à cette nouvelle génération d’ingénieurs.

Ils plébiscitent également la possibilité qu’elles offrent de multiplier les expériences dans des univers très différents (64%). En étant délégués auprès de clients multiples, confrontés à des problématiques très hétérogènes, ils peuvent tester tout un ensemble d’univers, de culture d’entreprise, de secteurs, pour se faire une idée plus précise de leurs appétences. Cette configuration correspond bien aux attentes des ingénieurs au début de leur parcours professionnel. Logiquement, près des deux tiers des étudiants interrogés (64%) considèrent les ESN comme un tremplin idéal en début de carrière.

 

Méthodologie

  • L’étude « Marque employeur ingénieurs » a été menée par Infopro Digital et AUSY auprès d’un échantillon représentatif de 605 ingénieurs. Parmi eux, 400 étaient des ingénieurs en poste et 205 des étudiants aspirant à devenir ingénieurs
  • Le questionnaire a été auto-administré en ligne
  • Le terrain a été mené du 19 mars au 6 juillet 2020

 

A propos d’AUSY

Filiale du groupe Randstad France, AUSY est un groupe international de Conseil et d’Ingénierie en Hautes Technologies dont le business model est fondé sur une forte culture de l’innovation associée à une complémentarité métier entre systèmes d’information et systèmes industriels complexes. En 2019, AUSY emploie 7 500 collaborateurs sur près de cinquante sites, en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. AUSY se positionne en tant que partenaire de référence dans le pilotage de projets d’envergure et l’accompagnement des grandes entreprises à l’international. L’offre de services du Groupe est complète. Elle allie conseil et expertise, réalisation d’applications et de systèmes jusqu’à l’externalisation d’activités in-situ et ex-situ.
AUSY est présent sur différents secteurs d’activité : santé ; télécom et média ; aéronautique ; spatial ; transports ; énergie ; défense ; banque, finance, assurance ; Institutions européennes et gouvernementales

En savoir plus : http://www.ausy.com/