Le système des partis est le raccourci mental d’électeurs qui s’intéressent peu à la politique

Les observateurs de la présidence de Donald Trump qui espèrent que la politique aux Etats-Unis reviendra à la normale risquent d’attendre longtemps, selon le nouveau dossier spécial de The Economist. Intitulé « L’Amérique de Trump » – publié avec l’édition du 1er juillet de l’hebdomadaire – et déjà disponible en ligne, le dossier étudie les complexités qui façonnent les habitudes de vote de l’électorat américain et des forces, tant politiques que culturelles, qui ont porté Donald Trump à la présidence.

John Prideaux, le rédacteur en chef chargé Etats-Unis, a passé plusieurs semaines dans l’ouest de la Virginie, au Kansas, en Géorgie, en Alabama et en Floride, pour discuter avec les supporters de Donald Trump pour comprendre pourquoi tant d’électeurs pardonnent ou ignorent les scandales qui gangrènent déjà l’administration Trump. Avec un mélange de reportages, de recherches universitaires et d’études, le dossier examine ce que les gens savent de la politique, comment ils ont changé d’état d’esprit et quel rôle la race et la différence entre urbain et rural jouent aujourd’hui un rôle dans l’identité politique. Tenant compte de ces interactions, il ne semble pas si étrange que les soutiens du Président considèrent si différemment l’embauche de Michael Flynn, le renvoi de James Comey, ses conflits d’intérêt et son apparente attraction pour les leaders autoritaires étrangers. Le Président Trump a plus de latitude avec ses soutiens qu’un politicien conventionnel. Quiconque s’attendant à ce qu’ils l’abandonnent en masse à cause de son programme d’imposition ou de sa nouvelle loi sur la santé serait déçu.

Les éléments clés de cette étude :

  • Seulement 20 % des Américains s’intéressent de près à la politique selon l’étude nationale américaine (ANES) et ils se tournent vers les conservateurs et les libéraux les plus impliqués.
  • 30 % de l’électorat ne connaissent pas les programmes des Républicains et des Démocrates sur les sujets les plus fondamentaux comme la réduction des dépenses ou de la création de nouveaux services (ANES).
  • Mi-mai, 80 % des électeurs de Donald Trump ont déclaré à YouGov qu’ils considèrent les critiques envers le Président comme une attaque sur « des gens comme moi ».
  • 16 % des électeurs de Hillary Clinton et 24 % de ceux de Donald Trump ne savent quel parti est le plus conservateur selon l’ANES.

Pour échanger avec John Prideaux, contactez l’agence Wellcom, Hélène Boulanger au 01 46 34 60 60 ou par email helene.boulanger@wellcom.fr.