The Economist estime qu’il manque au paysage politique anglais un parti d’ouverture et centriste qui favorise le libre-échange et que voter pour les Démocrates Libéraux est le meilleur moyen d’y remédier

The Economist donne aujourd’hui son soutien aux Démocrates Libéraux dans le cadre des élections législatives surprise. Sous Jeremy Corbyn, les Travaillistes se tournent vers le passé et les politiques de l’extrême-gauche des années 1970 qui ont pourtant échoué. Avec Theresa May, les Conservateurs ne sont plus le parti de Margaret Thatcher. Cependant, autant les deux leaders des partis diffèrent dans leur style et leurs opinions, autant ils « sont unis dans leur désir de lever le pont-levis de la Grande-Bretagne sur le monde ». The Economist pense que le pays a besoin d’un parti radical, tourné vers l’économie de marché et que, face aux défaillances des autres mouvements politiques, le choix le plus pertinent est celui des Démocrates Libéraux.

Ce soutien sera publié dans l’édition du 3 juin de The Economist qui est déjà consultable en ligne.

« Jeremy Corbyn se présente comme un radical mais il est le candidat le plus conservateur – et le plus dangereux – de tous », écrit The Economist dans son article. Theresa May est beaucoup mieux mais sa détermination à réduire drastiquement l’immigration et à s’immiscer dans les affaires écartent le pays de 40 ans d’ouverture mais aussi des investissements et des gens.

« C’est un triste choix pour ce magazine qui ne voit guère d’indices de nos valeurs classiques et de libre-échange dans chacun des partis majeurs », écrit The Economist. « Le Brexit fera moins de dégâts s’il est considéré comme une accolade au monde et pas seulement comme un rejet de l’Europe. Nous voulons un gouvernement qui maintienne des liens étroits avec l’UE, tout en honorant le référendum et qui utilise le Brexit pour réaffirmer la liberté des marchés britanniques et de la société ; la meilleure option pour donner aux entreprises dynamiques et aux gens talentueux l’envie de rester. »

L’article de The Economist reconnaît que les Démocrates Libéraux « ne vont nulle part » dans cette élection. Mais le tourbillon déclenché par le Brexit est imprévisible. De nombreux députés conservateurs et travaillistes modérés pourraient rejoindre un nouveau parti centriste et libéral, tout comme certains de gauche et de droite l’ont fait en France. « Considérons donc le vote pour les Démocrates Libéraux comme un acompte sur l’avenir. Notre espoir est qu’ils deviennent l’un des éléments d’un parti du centre radical, essentiel pour une Grande-Bretagne grandissante et prospère. »

« Il manque un centre à la Grande-Bretagne » titre la couverture de l’édition de The Economist du 3 juin. L’article sur le soutien aux Démocrates Libéraux et ceux qui y sont liés sont déjà disponibles en ligne.

Pour plus d’informations ou pour échanger avec John Peet, journaliste spécialisé dans la politique intérieure anglaise, contactez l’agence Wellcom, Emeline Poulolo au 01 46 34 60 60 ou par email emeline.poulolo@wellcom.fr.