Le dollar a chuté ces six derniers mois mais est encore fort

Seul le franc suisse, les couronnes norvégienne et danoise sont surévaluées. Publié depuis 31 ans, l’indice Big Mac est basé sur une théorie de parité de pouvoir d’achat, l’idée que, sur le long terme, les niveaux des échanges de devises devraient s’ajuster pour que le prix d’un panier avec les mêmes marchandises soit le même. Le panier de The Economist contient une seule denrée : un Big Mac.

Un Big Mac coûte actuellement 5,30 $ aux Etats-Unis mais juste 380 ¥ (3,36 $) au Japon.  Le Yen japonais est ainsi, selon cette logique, sous-estimée de 37 % par rapport au dollar. Un Big Mac coûte 3,19 £ en Grande-Bretagne et 3,91 € dans la zone euro. Cela implique que ces deux monnaies sont sous-évaluées respectivement de 22 et 16 %.

  • L’une des monnaies les plus performantes depuis six mois est le peso mexicain. En janvier, il est tombé à un niveau record de 22 par dollar, à cause, pour une part non négligeable, d’une potentielle guerre commerciale avec le voisin du nord. Cependant, les marchés sont de plus en plus sceptiques quant au fait que Donald Trump poursuivra jusqu’au bout ses menaces commerciales à glacer le sang. Le peso a repris pied et plafonne autour de 18 par dollar. La devise mexicaine est maintenant seulement sous-évaluée à 48 % par rapport au billet vert, versus 56 % en janvier.
  • L’euro a également gagné du terrain sur la même période. La monnaie unique vaut aujourd’hui 1,14 dollar, versus 1,04 dollar en début d’année ; l’euro était sous-évalué de 20 % contre le dollar dans notre indice à presque 16 %. La zone euro s’est développée deux fois plus vite que l’économie américaine pendant le premier trimestre et la Banque Centrale Européenne a indiqué que sa politique monétaire de soutien extraordinaire ne durera pas éternellement. Si le rétablissement de l’Europe continue, les touristes américains venant sur le continent pourront, au final, avoir moins de hamburger pour leur argent.

Le dollar a augmenté, atteignant, en janvier, un de ses plus hauts niveaux en 15 ans. Depuis, le dollar a, sur une base commerciale pondérée,  glissé de 5 % puisque les marchés ont perdus confiance en la capacité de Donald Trump à faire passer ses réformes économiques aux Etats-Unis. Cela ne justifie pas seulement les sceptiques quant aux prouesses législatives du Président. C’est également une justification partiale pour ceux qui croient en l’économie du burger qui indique que le dollar pourrait encore tomber.

Le rapport complet est disponible en ligne.

Pour plus d’informations sur l’indice Big Mac ou pour échanger avec un porte-parole, contactez l’agence Wellcom, Hélène Boulanger au 01 46 34 60 60 ou par email helene.boulanger@wellcom.fr.