Angela Merkel a dirigé l’Allemagne de manière stable et pragmatique mais elle se doit d’être plus audacieuse pour son quatrième mandat afin de préparer son pays pour le futur.

Pour les élections fédérales allemandes, The Economist soutient l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel et la somme d’abandonner sa « grande coalition » avec le Parti social-démocrate (SPD). L’hebdomadaire lui suggère plutôt de former un nouveau gouvernement avec le parti libéral FDP et les Verts. L’article de soutien paraîtra dans le numéro papier de The Economist daté du 9 septembre et est disponible ici.

L’Allemagne a connu une belle croissance sous les mandats d’Angela Merkel. Son économie est florissante et la Chancelière a pris quelques décisions courageuses, comme le fait d’avoir accueilli 1,2 million de migrants depuis 2015. Cependant, elle n’a pas préparé le pays au futur exigeant qui l’attend. Par exemple, l’infrastructure de l’Allemagne a perdu de sa valeur depuis 2012, et le pays est loin derrière certaines nations occidentales en matière d’économie digitale. Son industrie automobile toute puissante est en crise. La Chancelière a traîné des pieds quant aux réformes nécessaires à la zone euro.

The Economist estime que la situation doit évoluer. Si Angela Merkel ne veut pas quitter ses fonctions en laissant derrière elle un bilan médiocre, elle doit être bien plus audacieuse pendant son quatrième mandat.

L’article à la une suggère qu’Angela Merkel commence par choisir le bon partenaire de coalition :       « Une autre grande coalition risquerait d’installer un immobilisme encore plus important. Les sondages récents ont laissé entendre qu’une coalition « Jamaïque » avec le FDP libéral et les Verts – les couleurs des trois partis correspondent à celles du drapeau jamaïcain – aurait la majorité au Bundestag. Le FDP n’a que peu de membres expérimentés mais le parti est énergique et a une approche prospective de la digitalisation. Les Verts sont un parti de gauche mais avec un leadership centriste et plutôt pro-européen. Une telle coalition aurait plus de chances de bouger les lignes en Allemagne. »

L’article de soutien et tous les autres à ce sujet sont ici :

https://www.economist.com/news/briefing/21728641-assessing-leader-inscrutable-sphinxes-divas-and-queens-how-angela-merkel-changing

https://www.economist.com/news/leaders/21728618-and-why-she-must-become-bolder-her-almost-inevitable-fourth-term-why-angela-merkel-deserves

https://www.economist.com/news/europe/21728634-spd-already-looking-ahead-next-election-why-germanys-social-democrats-have-no-hope

 

Pour plus d’informations ou pour échanger avec Jeremy Cliffe, correspondant politique francophone de The Economist basé à Berlin, merci de contacter Emeline Poulolo au 01 46 34 60 60 ou à emeline.poulolo@wellcom.fr.