Alors que se tient actuellement la Semaine Européenne de la Mobilité, la période est résolument marquée par des sujets de mobilité très structurants et éminemment politiques, avec les échéances d’avril 2022 et des JO 2024 en ligne de mire. Elle met sur le devant de la scène des thèmes au cœur des problématiques d’avenir : limitation de la vitesse de circulation automobile à 30KM/h à Paris, pérennisation des pistes cyclables ouvertes en urgence au sortir du premier confinement, référendum en Ile-de-France sur le devenir du périphérique, renforcement des Zones à Faibles Emission (ZFE) et piétonnisation des centres urbains.

Cette rentrée marque également une forme de retour à la « normale » dans les déplacements du quotidien. Les déplacements à vélo continuent de s’accélérer. En témoignent d’abord les ventes de vélo à assistance électrique : +120 000 VAE vendus en 2020, dont 40% pour la ville. Véritable mouvement de fond, le phénomène est aussi poussé par de nombreuses politiques publiques favorables : Fonds Mobilités Actives (pour la création de pistes cyclables), coup de pouce vélo (réparations gratuites), subventions des régions et des villes à l’achat d’un VAE, label Employeur Pro Vélo pour les entreprises, etc.

Au-delà du rôle central des collectivités, renforcé par la Loi d’Orientation des Mobilités, les entreprises ont une forte capacité à encourager et développer les nouveaux usages. Elles participent à la traduction des besoins de déplacements des usagers et expérimentent en grandeur nature les modes les plus adaptés d’aujourd’hui. Les appels d’offre limitant le nombre d’acteurs ainsi que l’effet COVID sur les liquidités des acteurs a engendré une concentration du marché, qui voit désormais des leaders capables de proposer plusieurs modes : vélo, trottinette, scooter, VTC, etc. avec tête de pont le géant Uber.

La généralisation du télétravail a quant à elle promu les services de livraison à domicile (courses alimentaires, repas, etc.), qui usent eux-mêmes des nouveaux modes de déplacement : VAE et vélo cargo, scooters électriques. La maîtrise des modes de déplacement et leur agrégation permet de

Enfin, nous continuons de vivre une explosion des ventes de voitures électriques, portée par une diminution des prix, un réseau de bornes de recharge qui se complète d’année en année et une démocratisation de ces véhicules. Un chiffre caractéristique : la Tesla Model 3 est n°1 des ventes, avec déjà le double de voiture vendues sur les seuls 6 premiers mois de l’année par rapport à l’année précédente. De même, le succès de la Citroën AMI, petit véhicule électrique sans permis, qui se dresse déjà deuxième des ventes de sa catégorie témoigne de l’engouement pour ces nouvelles solutions urbaines…

Dans ce contexte :

/ Comment le vélo peut-il répondre aux enjeux de sécurité et de décongestion des centres urbains ?

/ Quel rôle les collectivités peuvent-elles jouer dans la mise en place de solutions MaaS ?

/ Qui sont les acteurs clés des mobilités dites « douces » ? Quels enjeux relever pour garantir la continuité des déplacements multimodaux ?

/ Quels bénéfices peuvent apporter la généralisation des nouveaux modes de déplacement ? Quelles en sont les limites ?

 

Notre expert, Thomas Verstrepen, se tient à votre disposition

pour vous apporter un éclairage/analyse sur ce sujet

 Thomas VERSTREPEN, Consultant, est diplômé d’un Master en Innovation et Management des Technologies à la Sorbonne. Il travaille principalement sur les sujets des nouvelles mobilités : vélo, trottinette, véhicules électriques, MaaS, etc.

Il accompagne les grands acteurs de l’énergie sur les réseaux de bornes de recharge ainsi que les acteurs du transport sur les réseaux de transport ferroviaire. Membre du club de réflexion Les Vendredis de la Colline, il rencontre régulièrement des élus et des acteurs économiques autour des enjeux politiques du moment.